21.11.2020 à 11:32

CoronavirusIl n’y aura pas de mesures d’austérité pour le CHUV

La ministre de la santé vaudoise a notamment promis «d’examiner la question d’une prime Covid» pour tous les collaborateurs du CHUV, lors d’une rencontre avec les représentants du personnel, vendredi.

Vendredi, les représentants du personnel du Chuv ont rencontré la conseillère d’État Rebecca Ruiz.

Vendredi, les représentants du personnel du Chuv ont rencontré la conseillère d’État Rebecca Ruiz.

Keystone

La crise du coronavirus n’entraînera aucune mesure d’austérité au CHUV à Lausanne. L’engagement a été pris par la conseillère d’État vaudoise Rebecca Ruiz lors d’une rencontre vendredi avec des représentants du personnel.

La ministre de la santé a également promis «d’examiner la question d’une prime Covid» pour tous les collaborateurs du CHUV, l’une des revendications des associations professionnelles et syndicales. Contactée samedi matin par Keystone-ATS, elle a souligné les «efforts majeurs» du personnel soignant durant cette crise, mais reconnu que cette question de prime restait «sensible».

«La recherche d’un équilibre est difficile à trouver», a continué Rebecca Ruiz, expliquant notamment que l’éventuel octroi d’une prime devrait aussi convaincre le Conseil d’État et le Parlement vaudois.

«Absence de volonté»

La ministre socialiste a aussi répondu aux syndicats qui estiment que le CHUV devrait engager davantage de collaborateurs. Selon elle, cela n’est pas dû à «une absence de volonté», mais au manque de personnel disponible sur le marché du travail.

Cette rencontre a été organisée à la suite d’un courrier adressé mi-octobre à la conseillère d’État et signé par quatre organisations, la Commission du personnel du CHUV, la section vaudoise de l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) ainsi que les syndicats SSP et Sud.

Diagnostic RH

David Gygax, secrétaire syndical au SSP Vaud, s’est réjoui de «l’engagement politique» de Rebecca Ruiz sur le fait que le CHUV n’allait pas prendre des mesures d’austérité «sur le dos de ses employés», en raison de l’argent perdu durant la crise.

Pour le reste, il a regretté le «peu d’ouverture» concernant une revalorisation salariale et des «divergences de vues» sur la hausse des effectifs. Selon le syndicaliste, c’est sur la question d’une prime Covid que le canton et le CHUV se sont montrés «les moins fermés».

D’autres thématiques ont été abordées durant cette rencontre. Rebecca Ruiz a notamment expliqué qu’un «diagnostic RH» allait être effectué pour déceler les différents problèmes des employés du CHUV. Un sondage sera également réalisé en vue de pérenniser le système de garderie mis en place au début de la crise du coronavirus.

(ATS/NXP)

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