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Présidentielle américaine«Il parle français!»: Mitt Romney attaqué par un adversaire républicain

Le candidat républicain à la Maison-Blanche Newt Gingrich, engagé dans une lutte acharnée contre le favori dans la course à l'investiture républicaine, l'accuse... de parler français.

Dans les années 60, Mitt Romney alors âgé d'une vingtaine d'année, a habité Paris et Bordeaux où, comme cela est la coutume pour les jeunes mormons, il était parti prêcher.

Dans les années 60, Mitt Romney alors âgé d'une vingtaine d'année, a habité Paris et Bordeaux où, comme cela est la coutume pour les jeunes mormons, il était parti prêcher.

AP

Le candidat républicain à la Maison Blanche Newt Gingrich, engagé dans une lutte acharnée contre Mitt Romney, favori dans la course à l'investiture républicaine, a décoché une nouvelle flèche contre son adversaire, l'accusant... de parler français.

"Winning our future", un groupement d'intérêt qui soutient le conservateur Newt Gingrich, inonde les écrans de télévision de Caroline du Sud (sud-est des Etats-Unis), théâtre de la prochaine primaire républicaine, avec des publicités anti-Romney, pour un montant de 3,4 millions de dollars.

Dans l'un d'entre eux, intitulé «Mitt Romney, le modéré du Massachusetts prêt à dire n'importe quoi pour être élu», l'ancien gouverneur de cet Etat du nord-est y est critiqué pour ses positions supposément trop modérées.

«Bonjour, je m'appelle Mitt Romney»

En fin d'annonce, une voix ajoute «Et, tout comme John Kerry, il parle français!»

On voit alors Mitt Romney se présenter en français dans une vidéo en noir et blanc non datée, où il apparaît jeune et fringuant. «Bonjour, je m'appelle Mitt Romney», déclare le futur candidat, maniant fort bien la langue de Molière.

En 2004 déjà, le démocrate John Kerry, autre candidat francophile à la présidentielle américaine, avait été moqué pour son «look trop français».

Dans les années 60, Mitt Romney alors âgé d'une vingtaine d'année, a habité Paris et Bordeaux où, comme cela est la coutume pour les jeunes mormons, il était parti prêcher.

La «French connection» mal perçue

Mais ce que le spot ne dit pas, c'est que Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants, a vécu, adolescent, plusieurs années à Orléans où son père militaire était en poste, quand la France accueillait encore des bases américaines.

La «French connection» peut être mal perçue aux Etats-Unis, en particulier dans les milieux conservateurs, où certains n'ont toujours pas digéré l'opposition de la France à la guerre en Irak et où les Français sont souvent perçus comme des intellectuels de gauche.

Et sur les sites officiels de Mitt Romney comme de Newt Gingrich, on ne retrouve nulle trace d'Orléans, de Bordeaux ou de Paris dans les portraits officiels des deux candidats.

(AFP)

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