Neuchâtel - Il pelote une ado dans un car postal: expulsé!
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NeuchâtelIl pelote une ado dans un car postal: expulsé!

Un ressortissant français de 41 ans est expulsé de Suisse pour cinq ans, suite à des attouchements répétés dans un bus sur une ado de 15 ans.

par
Vincent Donzé
Les agressions se sont déroulées lors de deux trajets en car postal, la première fois le 18 février 2020, la deuxième fois le 5 mars 2020.

Les agressions se sont déroulées lors de deux trajets en car postal, la première fois le 18 février 2020, la deuxième fois le 5 mars 2020.

Lematin.ch/Vincent Donzé


Condamné pour des attouchements sexuels commis sur une adolescente neuchâteloise lors de deux trajets en bus, à deux semaines d’intervalle, un ressortissant français a été expulsé de Suisse pour une durée de cinq ans, une mesure ordonnée par le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers. Selon le média «Arcinfo», ce verdict a soulagé la victime qui avait 15 ans lors des faits.

Reconnu coupable d’actes d’ordre sexuel sur mineure, le prévenu de 41 ans écope de 60 jours-amendes à 50 francs. Il devra payer une indemnité de 1000 francs pour tort moral, mais c’est son expulsion qui satisfait la victime: «Maintenant, je suis sûre que je ne le recroiserai plus dans le bus», a-t-elle confié à «Arcinfo».

Pas intégré

Selon la juge, le prévenu établi depuis cinq ans dans les Montagnes neuchâteloises a gardé un cercle d’amis en France et hormis son travail et son concubinage, il ne s’est pas particulièrement intégré. «Si ça arrive, c’est insensé. Là oui, je serais une victime!» s’était exclamé le prévenu lorsque l’avocate de la plaignante a demandé son expulsion.

L’adolescente n’avait jamais vu son agresseur avant le 18 février 2020, lorsque dans un car postal bondé, il lui a touché ses fesses, ses cuisses, son entrejambe et sa poitrine, par-dessus ses vêtements, pendant plusieurs minutes. Elle était tétanisée, avec l’impression d’observer la scène, et l’agresseur a récidivé sur la même ligne de car, le 5 mars 2020, provoquant le dépôt d’une plainte.

En pleurs

N’ayant pas de billet de bus, le prévenu avait été identifié par un contrôleur, ce qui a facilité l’enquête. Chaque fois qu’elle l’a recroisé, c’était la panique: «J’ai appelé mon père en pleurs», a-t-elle rapporté.

Le prévenu s’est opposé à l’ordonnance pénale du Ministère public, qui n’avait pas requis l’expulsion du territoire. Il a comparu le 9 mars dernier devant le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, mais n’a pas assisté à l’énoncé du verdict, le 30 mars.

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