élections: Il pourrait être le premier Kosovar élu au Parlement
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électionsIl pourrait être le premier Kosovar élu au Parlement

Comme Xherdan Shaqiri dans l'équipe nationale, Arber Bullakaj rêve d'entrer au Conseil national pour y faire entendre la voix des étrangers.

par
lematin.ch
«Qu'importe d'où tu viens, qui tu aimes, à quoi tu crois. Tu appartiens à la nouvelle Suisse». Le slogan du candidat Arber Bullakaj s'adresse aux nouvelles générations, qui forment une Suisse plus métissée qu'auparavant.

«Qu'importe d'où tu viens, qui tu aimes, à quoi tu crois. Tu appartiens à la nouvelle Suisse». Le slogan du candidat Arber Bullakaj s'adresse aux nouvelles générations, qui forment une Suisse plus métissée qu'auparavant.

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En Suisse alémanique, Arber Bullakaj est déjà une personnalité qui a marqué cette campagne aux élections fédérales. A 33 ans, il pourrait devenir le premier élu d'origine kosovare à entrer au Parlement fédéral, bien après que les binationaux Xherdan Shaqiri, Granit Xhaka ou Valon Behrami ont montré le chemin des buts dans l'équipe nationale.

Naturalisé à 19 ans

Dans «Blick», ce candidat du Parti socialiste (PS) dit «vouloir donner une voix aux migrants et aux migrantes. Près d'un tiers de la population en Suisse n'est pratiquement pas représentée au Palais fédéral. C'est très regrettable. Dorénavant, nous aurions notre mot à dire». Venu en Suisse à l'âge de huit ans, il a demandé sa naturalisation à 19 ans, devant emprunter à ses parents les 3500 francs pour obtenir son passeport. Il s'est établi à Wil (SG).

Un siège en plus...

Aujourd'hui, ce consultant indépendant en entreprise peut espérer être élu, mais il faut que les socialistes saint-gallois obtiennent un siège de plus, ou qu'il batte une des sortantes. Actuellement, le PS en a deux: Claudia Friedl et Barbara Gysi. Les sondages seraient favorables, dans un canton où l'UDC est cependant forte (5 sièges sur 12). Son slogan doit faire tiquer dans les rangs agrariens: «Qu'importe d'où tu viens, qui tu aimes, à quoi tu crois. Tu appartiens à la nouvelle Suisse». Il a investi quelque 25'000 francs dans sa campagne.

Naturalisation moins chicanière

S'il est élu, Arber Bullakaj entend s'engager pour améliorer le sort des personnes qui vivent en Suisse, mais qui demeurent étrangères à cause de règles dissuasives: «D’un point de vue démocratique, dit-il dans «Blick», il est inquiétant que la naturalisation coûte si cher. Les communes font même du profit avec cela. Cela doit changer!» Il souhaite aussi que les étrangers puissent demander le passeport rouge à croix blanche au bout de trois ans, qu’ils aient vécu ou non dans la même commune durant cette période. Actuellement, ils doivent attendre cinq ans dans la même commune avant de pouvoir demander leur naturalisation et, le cas échéant, déménager.

Eric Felley

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