Actualisé 06.11.2018 à 11:11

KazakhstanIl rentre chez lui deux mois après son enterrement

Sa famille avait signalé sa disparition. Un corps retrouvé près de chez lui a été identifié comme étant, à 99,92%, le sien. C'était faux.

von
Michel Pralong
Le revenant n'est pas un mort-vivant. Il n'est tout simplement pas mort.

Le revenant n'est pas un mort-vivant. Il n'est tout simplement pas mort.

iStock

Sa nièce a failli avoir une attaque en le revoyant. Et pour cause, cela faisait deux mois qu'elle avait assisté à l'enterrement de son oncle. Cette histoire incroyable se déroule au Kazakhstan. Le 9 juillet, la famille d'Aigali Supugaliev, 63 ans, signale sa disparition. On ne l'a plus revu à son domicile dans la ville de Tomarly depuis quelques jours.

Deux mois plus tard, un corps en décomposition est retrouvé à proximité de chez lui, peut-on lire sur le site Metro. Un test ADN est effectué: la correspondance avec celui du disparu est de 99,92%. Conclusion: c'est bien son cadavre. Sa famille organise donc son enterrement.

Parti travailler ailleurs

Du coup, le voir revenir en parfaite santé a eu de quoi causer un choc à sa nièce. Aigali Supugaliev avait en fait trouvé un travail de quatre mois dans une ferme éloignée. Il était parti sans prévenir personne. Lui aussi a été surpris à son retour de découvrir sa pierre tombale, indiquant le jour de son décès: le 4 septembre 2018. Une pierre avec laquelle il a posé en photo. On pouvait en effet la retirer de la tombe, mais il restera à identifier le cadavre qui y est enterré.

«Vu le test ADN, nous étions sûrs qu'il s'agissait de lui. L'enterrement que nous lui avons organisé m'a d'ailleurs coûté cher, mais qu'importe», a déclaré son frère. Se retournera-t-il contre les légistes pour se faire rembourser? «Une indentification formelle est impossible, a réagi le scientifique qui a procédé à l'examen. N'oubliez pas les 0,8% de marge d'erreur!»

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