Actualisé 18.05.2018 à 07:58

Il termine l'EPFL à seulement 16 ans

Surdoué

Hugo Sbai a décroché son master à l’EPFL à un âge où d’autres planchent sur leur matu. Le jeune Français prépare déjà une deuxième thèse à l’Université d’Oxford.

par
Anne-Charlotte Müller
Hugo Sbai a décroché son master à l’EPFL à un âge où d’autres planchent sur leur matu!

Hugo Sbai a décroché son master à l’EPFL à un âge où d’autres planchent sur leur matu!

Le Matin

Le parcours d’Hugo Sbai est peu commun. Né en région parisienne en 2000, le jeune Français obtient son baccalauréat à l’âge de 12 ans. Passionné par le numérique, il entre à l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Il y décroche un master en informatique à 16 ans, et obtient, en parallèle, un master en droit de l’Université de Paris 1, qu’il vient de suivre par correspondance. Il commence ensuite une thèse de doctorat au centre de recherche en informatique à l’Université de Lille. Après seulement treize mois, il obtient son doctorat le 20 avril, avant d’avoir fêté ses 18 ans. Le jeune prodige prépare actuellement une autre thèse à l’Université d’Oxford sur la thématique de la cybersécurité.

Comment avez-vous vécu le fait d’être avec des élèves plus âgés tout au long de votre scolarité?

Je m’entendais très bien avec les autres élèves. Ils me considéraient un peu comme la mascotte de la classe. Je n’ai pas ressenti de problème dû à la différence d’âge.

Vous avez fait toutes vos études dans la même classe que votre sœur, de six ans votre aînée. Est-ce qu’il y avait de la concurrence entre vous?

Non, au contraire. Elle m’a poussé pour que je réussisse. On s’est toujours très bien entendus. Nous avons choisi ensemble notre cursus et suivi la même formation à l’EPFL et à l’Université de Lille. On a passé des nuits blanches ensemble à réviser en période d’examens.

Qu’est-ce qui vous a poussé à entrer à l’EPFL après le bac?

Après un bac scientifique en France, il y en a beaucoup qui partent en classes préparatoires, une formation en deux ans qui permet d’entrer dans les grandes écoles. Mais ce cursus nous semblait très théorique avec ma sœur. On voulait étudier l’informatique directement, dès la première année. On avait hésité avec le Canada, mais on a choisi une destination plus proche de chez nous. D’autant plus que l’EPFL est très réputée.

Quelle vision avez-vous de la Suisse?

C’est un pays très propre, il n’y a pas un déchet qui traîne dans la rue. Les gens sont disciplinés. J’ai été étonné aussi que les sportifs suisses soient allés assez loin dans certaines compétitions, en tennis mais aussi en foot par exemple.

Avec tout cela, il vous reste du temps pour des loisirs?

Je pratique la natation deux à trois fois par semaine. Ça me défoule et ça me rafraîchit. J’aime aussi voyager. Je suis déjà allé dans plusieurs pays d’Europe ainsi qu’à Dubaï, au Maroc et en Chine.

Quel est votre projet professionnel?

Là, je suis parti pour plusieurs années de recherche. Plus tard, j’aimerais travailler dans l’enseignement ou dans l’industrie, tout en étant avocat.

Quelles sont les personnes qui ont compté dans votre parcours?

Mes deux tantes Florence et Myriam. Elles sont toutes les deux chercheuses en biologie et diplômées de grandes écoles. Elles m’ont beaucoup soutenu pendant ma scolarité jusqu’au bac. Grâce à elles, j’ai pu aller à mon rythme et sauter six classes. Pour le bachelor et tout le reste, c’est ma sœur qui m’a aidé. Quant à ma thèse à l’Université de Lille, j’ai pu la passer en 13 mois au lieu de trois ans grâce à mon superviseur qui m’a mis rapidement dans la bonne direction.

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