Actualisé 03.10.2020 à 15:52

Hockey sur glaceIl va falloir s’habituer à cette drôle d’ambiance

Fribourg-Gottéron a inauguré jeudi soir une BCF Arena débarrassée de ses échafaudages. Une soirée historique qui a sonné un peu creux à cause du contexte si particulier.

par
Ugo Curty, Fribourg
Grâce au protocole sanitaire mis en place par le club fribourgeois, 5160 spectateurs ont pu prendre place dans la nouvelle BCF Arena jeudi soir.

Grâce au protocole sanitaire mis en place par le club fribourgeois, 5160 spectateurs ont pu prendre place dans la nouvelle BCF Arena jeudi soir.

KEYSTONE

Tout était réuni pour vivre une soirée mémorable jeudi à Fribourg. Une nouvelle arène - un «Antre» comme aiment à l’appeler les adorateurs des Dragons - dont les gradins escarpés font (presque) penser à la Scala de Milan. Une inauguration que beaucoup «n’auraient ratée pour rien au monde». Les trois coups d’une saison que le hasard du calendrier et des décisions politiques a encore retardés de quelques jours, comme pour faire monter encore un peu plus l’excitation. Des acteurs trop longtemps éloignés des feux des projecteurs. Bref, le décor était planté.

Pourtant, il a manqué cette étincelle, ce frisson qui parcourt l’échine. «C’est vrai que les émotions ont parfois été absentes, sur la glace comme en dehors», a reconnu Killian Mottet qui aime tant en jouer d’habitude. Augustin, la mascotte des Dragons, était tout perdu, confiné même derrière le plexiglas au bord de la glace. «Ce n’était pas l’ambiance qu’on connaît d’habitude à Fribourg», a regretté le reptile volant. Il régnait un parfum de «NHL» dans les travées, le «show» en moins.

Depuis la tribune de presse, tout là-haut sous ce toit interminable, on entendait l’entraîneur fribourgeois, Christian Dubé, exhorter ses hommes à s’en déchirer les cordes vocales. «C’est vrai que j’ai beaucoup crié, a reconnu le coach à l’heure des interviews. Les joueurs aussi vont devoir s’habituer à ces ambiances. Cela dit, on a disputé deux matches à huis clos avant la fin de la saison dernière. C’était encore autre chose.»

Prendre son mal en patience

«Mieux que rien», «Déjà content d’être là». Les fans fribourgeois ne boudaient pas leur plaisir, fiers – à juste titre – de leur nouvel écrin. Bien sûr, tout n’a pas été parfait. Les contrôles aux entrées et les mesures sanitaires ont provoqué de longues files d’attente devant certaines entrées de la patinoire. «La gestion des foules à l’extérieur est l’un des points à améliorer, a reconnu le directeur général Raphaël Berger, éreinté par une semaine aussi stressante qu’excitante. On va s’améliorer à chaque match et les spectateurs vont aussi apprendre à vivre leur match différemment.»

Tout est là. Il va falloir s’habituer, arrêter de comparer. Autre temps, autres mœurs. Deux salles, deux ambiances. Beaucoup espéraient une société nouvelle dans le «monde d’après». Au final, pas grand-chose n’a changé, si tant est que nous y sommes arrivés dans ce «monde d’après». Le hockey suisse en tout cas a découvert le stade (enfin la patinoire) suivant(e). Spectateurs, joueurs, dirigeants, tout le monde doit encore prendre ses marques. Plus rien ne sera comme avant.

Images d’ambiance à la PostFinance Arena de Berne jeudi soir.

Keystone-ATS

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7 commentaires
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Eric Tommer

03.10.2020 à 16:11

C’est ridicule, dans les stades suisses (football), les sièges sont espacés et il est interdit de se à proximité de son voisin. Et dans les patinoires suisses (enceintes fermées) cette règle n’est pas appliquée ? Étonnant...

Académie

03.10.2020 à 03:45

On dit un antre

Denis de la Colline

02.10.2020 à 15:22

C'est bien dommage, on a des grands joueurs (Barberio, Andrighetto de retour POUR ne citer qu'eux...), une magnifique BCF Arena toute neuve, un GSHC qui promet beaucoup mais on aura une Post-Finance bernoise toute vide, des ambiances feutrées...quel gâchis