New York - Il vit seul dans un hôtel 5 étoiles depuis le début de la pandémie
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New YorkIl vit seul dans un hôtel 5 étoiles depuis le début de la pandémie

Un architecte américain est le seul occupant d’un luxueux hôtel de Manhattan depuis plus d’un an. Une expérience «étrange», explique-t-il.

L’hôtel The Chatwal, à Manhattan.

L’hôtel The Chatwal, à Manhattan.

The Chatwal/Facebook

Confinés dans des appartements parfois étroits, beaucoup ont eu l’impression d’étouffer durant cette pandémie. Pour Robert Mallia, l’épreuve du confinement fut toutefois toute autre.

Selon le «New York Post», cet Américain de 36 ans vit seul dans un hôtel 5 étoiles de Manhattan depuis mars 2020, lorsque New York avait ordonné un confinement total de ses habitants. La consigne avait alors été donnée que chaque immeuble devait garder au moins un occupant apte à réagir en cas de problème. Et Robert Mallia, célibataire et sans enfants, s’est donc porté volontaire pour devenir le gardien de The Chatwal, un luxueux établissement proche de Times Square sur lequel il a travaillé en tant qu’architecte.

«Mon appartement est assez modeste par rapport à un hôtel de luxe cinq étoiles», explique celui qui vit habituellement dans un appartement du quartier de Long Island. Avant lui, plusieurs personnes avaient refusé ce «poste», par crainte ou simplement parce qu’elles préféraient être confinées avec leur famille.

«C’était parfaitement silencieux»

Depuis plus d’un an, Robert Mallia réside donc la chambre 307 de l’hôtel, avec pour seuls compagnons des agents de sécurité faisant des visites ponctuelles et l’ingénieur en chef de l’établissement, qui effectue chaque semaine un contrôle du système contre les incendies. «Au début, c’était étrange. C’était parfaitement silencieux», raconte-t-il.

Alors que l’établissement dispose en temps normal de 59 employés, Robert Mallia doit chaque jour accomplir seul une longue liste de tâches. Se levant tous les matins à 5 h 30, il s’occupe de trier le courrier, de rechercher les éventuels problèmes de maintenance et de faire le ménage. Une fois par semaine, il tire également la chasse d’eau de l’ensemble des toilettes du bâtiment et met en marche tous les lavabos et autres douches deux fois par mois.

Pour ses repas, Robert Mallia ne peut malheureusement pas compter sur le luxueux restaurant de l’hôtel et mise donc généralement sur la livraison. «Rien de trop glamour, j’en ai bien peur», plaisante-t-il.

Mais avec la situation sanitaire qui s’améliore et les récents assouplissements à New York, les hôtels de la ville commencent à rouvrir, et la mission de Robert Mallia arrive donc à son terme. Ce qui n’est pas pour lui déplaire. «Le fait d’être à la maison me manque», explique-t-il.

(J.Z)

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