HOCKEY SUR GLACE - «Il y a des regrets, bien sûr…»
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HOCKEY SUR GLACE«Il y a des regrets, bien sûr…»

Alors que Berne joue sa saison ce dimanche soir à Davos, Tristan Scherwey revient sur le parcours des Ours marqué par un début raté, un changement d’entraîneur et par cinq quarantaines.

par
Christian Maillard
Tristan Scherwey et les Bernois vont devoir sortir le grand jeu ce dimanche à Davos pour se qualifier.

Tristan Scherwey et les Bernois vont devoir sortir le grand jeu ce dimanche à Davos pour se qualifier.

FRESHFOCUS

Comme tous les Bernois, Tristan Scherwey va jouer sa saison ce dimanche soir à Davos, convaincu que son équipe, toujours championne en titre, peut encore s’en sortir, comme souvent depuis ces dernières semaines. L’attaquant des Ours revient sur une saison chaotique marquée notamment par cinq quarantaines!

Après un bon mois de mars, avez-vous des regrets par rapport à votre début de saison catastrophique qui vous a plongés en queue de classement indigne de votre rang?

Des regrets, bien sûr qu’on en a aujourd’hui. Car personne dans l’équipe n’aurait pu imaginer un tel scénario. Mais on a assez vite compris que ce serait compliqué pour nous d’accrocher le bon wagon des six premiers, ce qui nous a permis de nous focaliser sur ces pré-play-off depuis pas mal de temps. Et puis, il y a eu l’arrivée de Cory Conacher qui a apporté un peu plus de stabilité dans l’équipe et du souffle pour les autres étrangers.

Cette victoire en finale de Coupe de Suisse contre les Lions de Zurich vous a également fait du bien au moral, rendant votre groupe encore plus fort, non?

C’est clair! C’est toujours cool de remporter un trophée. Après, les victoires se sont enchaînées grâce à notre esprit d’équipe. Quand l’énergie est positive, tout est plus facile.

‹‹On n’a pas pu choisir le déroulement de notre programme mais à la fin c’est notre job et on est payé pour ça.››

Tristan Scherwey, CP Berne

Mais avec toutes vos quarantaines, vous avez été contraints de cumuler les matches à un rythme indécent: comment avez-vous tenu le choc?

Quand nous avions un rythme de cinq matches par semaine, je dois reconnaître que ce n’était pas vraiment évident. Mais cette période de folie, on l’avait vue arriver. Il y a eu aussi passablement de matches qu’on n’a pas pu jouer à cause d’autres équipes touchées par le virus qu’il a fallu recaser. On a essayé de gérer ceci de manière intelligente. On a vraiment eu la poisse avec toutes ces quarantaines. On n’a pas pu choisir le déroulement de notre programme mais à la fin c’est notre job et on est payé pour ça.

En fait, vous n’avez jamais baissé les bras, même quand vous étiez derniers du classement: c’est aussi ça la force des Ours?

Exact. Après, quand nous étions derniers, on avait douze matches de moins que les autres équipes devant nous. On s’est alors dit que cela ne servait à rien de regarder le classement et de penser trop loin. Comme les joueurs ont l’habitude de le répéter: on a pris un match après l’autre et on s’est mis à grimper gentiment…

Vous avez aussi changé de coach qui vous a semble-t-il remis sur le bon chemin…

C’est juste. Le début de saison avec Don Nachbaur ne fonctionnait pas vraiment et comme c’est souvent le cas dans ces situations, on a changé d’entraîneur. Mario Kogler est arrivé avec beaucoup denthousiasme qu’il a su transmettre au groupe. Cela nous a donné un nouvel élan d’autant plus que plusieurs personnes ont amené du sang neuf et une énergie positive dans le staff.

Avec Tristan Scherwey, sa passion est communicative et contagieuse.

Avec Tristan Scherwey, sa passion est communicative et contagieuse.

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‹‹Il était important, nous les leaders, de parler entre nous et de montrer l’exemple envers les jeunes. ››

Tristan Scherwey, attaquant du CP Berne

Et vous, Tristan, quel a été votre rôle dans le vestiaire?

J’essaie toujours de me comporter en leader dans léquipe que ce soit sur la glace ou en dehors. Comme je l’ai dit avant, il y a eu beaucoup de choses cette saison et il était important, nous les leaders, de parler entre nous et de montrer l’exemple envers les jeunes. Moi de toute manière j’essaie toujours de faire mon job sur la glace. Je suis également quelqu’un qui aime bien rigoler en dehors, cela fait un bon mixte.

Après votre défaite contre Davos vendredi dernier, vous n’avez plus le choix ce dimanche dans les Grisons

Davos possède une bonne attaque qui peut faire la différence à chaque moment avec des joueurs de bon niveau. À nous de contenir les situations spéciales, d’exploiter notre power play et d’être intelligent en jouant dur mais de manière correcte.

Tristan Scherwey et les Bernois ont envie d’y croire…

Tristan Scherwey et les Bernois ont envie d’y croire…

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Si vous passez l’écueil, ce sera Zoug derrière. Tout le monde semble vous craindre en play-off, non?

Non, je ne pense pas. Toutes les équipes, à commencer par Zoug, se sont bien renforcées ces dernières années, il y a énormément de qualités ailleurs. Honnêtement, je ne crois pas qu’une formation dans le top 6 a peur de nous. À nous déjà de nous qualifier, après on verra bien.

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