Hockey sur glace: Il y a toujours un esprit à Genève
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Hockey sur glaceIl y a toujours un esprit à Genève

GE Servette a réussi à retourner une situation qui semblait bien compromise après 50 minutes.

par
Christian Maillard
Genève

Aller aux Vernets un soir de match, c’est un peu comme se rendre aux Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose de fou dans cette patinoire. On sait déjà recevoir en mettant souvent les petits plats dans les grands, avec le sourire des hôtesses. Non seulement le show de Sherkan avant le coup d’envoi est toujours une valeur sûre, mais il n’y a pas que ça.

Ce samedi, les spectateurs ont tous reçu une petit bonnet jaune avec des ampoules qui clignotaient autour, de quoi illuminer les gradins. C’était beau, mais c’est sur la glace que les Servettiens avaient surtout besoin de lumière.

Après trois défaites d’affilée, les joueurs de Chris McSorley ont semblé manquer d’idée, d’envie, un peu de tout en fait. Dans une rencontre dite déjà de la peur, Ambri, en jouant simple et bien, avait tourné autour de Grenats toujours aussi indisciplinés, et menait logiquement 4-2 après 50 minutes. Le coup de gueule du président Laurent Strawson durant la semaine sonnait plutôt creux.

Puis, comme par enchantement, le hockey est ainsi fait que le match a tourné en cinq minutes dans le camp des Genevois. Il suffit parfois d’un tout petit réglage de rien du tout pour tout changer. C’est Jeremy Wick qui a fait chavirer la patinoire en cinquante-deux secondes avant que Noah Rod, en bon capitaine, ne remette sa troupe dans la bonne direction.

«Vous y croyiez vous, à 4-2, que nous pouvions retourner la situation?» Au coup de sifflet final, Daniel Vukovic n’en revenait toujours pas. «C’était un véritable miracle», s’est exclamé Jean-Pierre Kast, alors que Robert Mayer, qui a relayé Gauthier Descloux à la 22e, avait retrouvé, lui aussi, le sourire. Il y a toujours un esprit à Genève...

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