Inflation: «Il y aura probablement de nouvelles hausses de prix»
Publié

Inflation«Il y aura probablement de nouvelles hausses de prix»

Les Suisses doivent s’attendre à de nouvelles hausses des prix des denrées alimentaires. Les mauvaises récoltes de 2021 et les effets de la guerre en Ukraine se répercutent en effet sur les prix à la production.

«Presque toutes les cultures ont été touchées, des carottes et des pommes de terre aux cerises et au blé», explique Martin Keller, patron du groupe Fenaco, à la «SonntagsZeitung» (image d’illustration).

«Presque toutes les cultures ont été touchées, des carottes et des pommes de terre aux cerises et au blé», explique Martin Keller, patron du groupe Fenaco, à la «SonntagsZeitung» (image d’illustration).

Pixabay

L’Union suisse des paysans (USP) exige désormais des prix d’environ 10% plus élevés qu’en 2021 pour la production de fruits et légumes, et 5% de plus pour la production de viande. La raison? «Il n’y a pas eu de pire année de récolte que 2021 pour les agriculteurs: gel printanier tardif, grêle, tempêtes, temps humide et maladies des plantes ont entraîné une baisse des rendements. Presque toutes les cultures ont été touchées, des carottes et des pommes de terre aux cerises et au blé», explique à la «SonntagsZeitung» Martin Keller, patron du groupe Fenaco, auquel appartiennent notamment les magasins Landi, et qui fournit des semences et des engrais aux agriculteurs.

Après sept années consécutives d’augmentation, les agriculteurs ont ainsi enregistré une baisse de leurs revenus pour la première fois l’an dernier. «De plus, en raison de la guerre en Ukraine, les familles de paysans sont maintenant aux prises avec la hausse des coûts des engrais, des aliments pour les animaux et les prix records du diesel», poursuit Martin Keller, pour qui les demandes des agriculteurs sont justifiées.

À noter que les coûts de production ne sont qu’un facteur parmi tant d’autres qui déterminent le prix des denrées alimentaires à la caisse. À cela s’ajoutent les coûts de traitement et de transport, ainsi que les coûts de main-d’œuvre.

«Il faut abandonner l’agriculture biologique»

Face à la menace d’une crise alimentaire mondiale, le patron de Syngenta, Erik Fyrwald, appelle à abandonner l’agriculture biologique. Les pays riches ont l’obligation d’augmenter leur production agricole afin d’éviter une catastrophe mondiale, selon lui. Les rendements de l’agriculture biologique peuvent être jusqu’à 50% inférieurs selon les produits, déclare le directeur général de Syngenta, le fabricant bâlois de produits phytosanitaires et producteur de semences dans une interview parue dans la «NZZ am Sonntag.» L’agriculture biologique favorise la consommation de terrains, car elle nécessite de plus grandes surfaces, assure Erik Fyrwald. Elle nuit également au climat, car les champs sont généralement labourés, ce qui augmente les émissions de CO2, ajoute-t-il.

(cle)

Votre opinion

10 commentaires