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ImagesIlford a moins d'un mois pour se trouver un repreneur

Lâchée par son propriétaire britannique Paradigm Global Partners, Ilford Imaging a moins d'un mois pour se trouver un repreneur.

L'entreprise sise à Marly (FR) doit passer à la mi-août devant le juge, qui pourrait décider de sa mise en faillite.

«Dans l'idéal, nous aimerions conclure un accord de principe (avec un repreneur industriel suisse ou étranger) d'ici la fin du mois», indique le directeur de l'entreprise dans une interview publiée jeudi par «L'Agefi». Paul Willems précise que «normalement, il faudrait trois à six mois pour trouver une société intéressée».

Pour mémoire, on apprenait il y a dix jours qu'Ilford Imaging avait informé la justice civile de sa situation d'insolvabilité. Trois ans à peine après avoir racheté la société, Paradigm Global a en effet décidé de lui couper les vivres.

«Une succession de retards dans l'homologation d'un produit a motivé la décision de notre actionnaire de cesser le financement», explique M. Willems. Le produit en question est un film à enduction pour l'agriculture, commandé par «un groupe de la chimie».

Production potentiellement importante

Or, ce groupe a «désinvesti et a revendu le projet à une autre société. Cette dernière a rencontré des problèmes d'ordre commercial. C'est pour ces raisons que nous avons dû suspendre la phase de production.»

Initialement prévu pour janvier, le film à enduction est donc «prêt techniquement». En termes de volume et de pourcentage de capacité, il représenterait une production importante, note le directeur d'Ilford.

Ancien fleuron de l'industrie à l'époque où la photo argentique était encore la norme, Ilford était célèbre pour ses films et papiers photo haut de gamme. La firme britannique a décliné lors du virage vers la photo numérique. Le site de Marly a dû se réinventer, développer de nouveaux produits et marchés.

Mais parallèlement, il est passé de mains en mains étrangères au cours de la dernière décennie, et a vu ses effectifs se réduire comme peau de chagrin au fil des ans. Actuellement, il compte 220 employés, dont les salaires n'ont pas pu être versés en juin.

(ats)

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