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InsoliteIls graffent pour la police

Morne, le stand de tir de l’Hôtel de police de Lausanne méritait un coup de jeune. Des graffeurs ont été appelés à l’aide.

par
Raphaël Pomey

«Avant, on devait payer quand les agents nous arrêtaient. Maintenant, c’est la police qui nous rémunère pour graffer.» Baro, 29 ans, résume bien le caractère plutôt singulier de la commande qu’il a exécutée cette semaine. Expert de la bombe de peinture depuis ses 16 ans, il s’est occupé du stand de tir de l’Hôtel de police de Lausanne avec son pote Shem, actif dans cette culture, pour sa part, depuis 1989. «Je suis en charge de la gestion du stand de tir, et il fallait un peu rafraîchir les locaux, explique Jean-Claude Bigler, chef du centre de formation de la police lausannoise. La peinture était très morne, dans un vert un peu militaire. On voulait un site plus agréable pour s’exercer.»

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