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Corée du NordIls n'ont pas assez pleuré: six mois de travaux forcés!

Il fallait mettre du cœur à l'ouvrage pour montrer sa peine, lors des funérailles du dictateur Kim Jong-il, en décembre. Les personnes accusées de ne pas avoir joué le jeu vont apprendre la leçon au prix fort.

par
Pomey Raphaël
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La détresse des Nord-coréens, lors du décès de Kim Jong-il, en décembre 2011. Spontanée?

La détresse des Nord-coréens, lors du décès de Kim Jong-il, en décembre 2011. Spontanée?

Keystone
La détresse des Nord-coréens, lors du décès de Kim Jong-il, en décembre 2011. Spontanée?

La détresse des Nord-coréens, lors du décès de Kim Jong-il, en décembre 2011. Spontanée?

Keystone
La détresse des Nord-coréens, lors du décès de Kim Jong-il, en décembre 2011. Spontanée?

La détresse des Nord-coréens, lors du décès de Kim Jong-il, en décembre 2011. Spontanée?

Keystone

Parfois, ça aide d'avoir des talents de comédien. Surtout quand on vit sous une dictature et que les autorités vous demandent de pleurer le «chef suprême de la république populaire», après son arrêt cardiaque. Pour ne pas avoir eu ce talent, des citoyens nord-coréens ont été condamnés à six mois de travaux forcés dans des camps réservés aux «ennemis du peuple», révèle le Daily NK, un journal établi chez le voisin du sud et consacré à l'actualité nord-coréenne.

Le journal cite des sources de la province du Nord-Hamkyung, qui précisent que la sanction frappe non seulement ceux qui ne sont pas parvenus à pleurer, mais aussi les citoyens qui ne se sont pas rendus aux grands rassemblements organisés pour les funérailles du dictateur, ou dont la tristesse ne semblait pas sincère.

La punition est visiblement un tout petit peu moins sévère pour les malotrus qui se sont permis d'émettre une critique sur la transmission du pouvoir des mains de Kim Jong-Il à son troisième fils, Kim Jong-Un. Ils seront ou envoyés dans des camps de rééducation, ou plus certainement dans des régions rurales.

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