Présidentielle brésilienne: Ils rejettent à Genève le nostalgique de la dictature
Publié

Présidentielle brésilienneIls rejettent à Genève le nostalgique de la dictature

Ils étaient 150 Brésiliens de Suisse à manifester Place des Nations ce samedi contre Bolsonaro, le candidat de l'extrême-droite à la présidentielle de leur pays.

Des pancartes représentant Bolsonaro en Hitler ou contre la discrimination contre les femmes et les LGBT étaient de sortie devant l'entrée de l'ONU à Genève, au milieu de plusieurs drapeaux du Brésil. (29 septembre)

Des pancartes représentant Bolsonaro en Hitler ou contre la discrimination contre les femmes et les LGBT étaient de sortie devant l'entrée de l'ONU à Genève, au milieu de plusieurs drapeaux du Brésil. (29 septembre)

Keystone

«Pas lui ! Jamais lui !». Plus de 150 Brésiliens de Suisse, dont une immense majorité de femmes, ont manifesté samedi après-midi sur la Place des Nations contre le candidat d'extrême droite à la présidentielle dans leur pays, Jair Bolsonaro.

Les personnes rassemblées à l'appel de quatre organisations ont salué une journée «historique» de lutte des femmes «contre la montée du fascisme au Brésil et dans le monde». Des protestations similaires étaient attendues samedi dans plus de 100 villes au Brésil et plus de 60 dans d'autres pays, après une mobilisation de près de quatre millions de femmes sur les réseaux sociaux.

«Fascistes, sexistes, homophobes»

Jair Bolsonaro «ne nous représente pas», a dit l'une des manifestantes à Genève. Ses déclarations sont «fascistes, sexistes, homophobes, misogynes, intolérantes, autoritaires». Et les protestataires de condamner des appels à la violence et une politique qui menacerait «nos droits, notre liberté et notre démocratie».

Jair Bolsonaro souhaite notamment que la population puisse être armée, des privatisations de certaines branches économiques et un abaissement de la majorité pénale à 16 ans. «Je veux que le Brésil ait un président qui apporte de nouvelles choses» pour le quotidien des citoyens, pas ce qu'il défend, a dit à Keystone-ATS une Brésilienne établie depuis environ 40 ans en Suisse.

Une campagne bientôt réactivée

Victime début septembre d'une tentative d'assassinat, le candidat d'extrême droite est toujours hospitalisé. Il a annoncé vendredi qu'il doit reprendre sa campagne après le premier tour prévu dans une semaine, pour lequel il reste au premier rang dans les sondages.

Propulsé après le renoncement de l'ancien président Lula, favori du scrutin mais dont la candidature a été invalidée par le Tribunal électoral suprême, le représentant du Parti des travailleurs Fernando Haddad se rapproche de Jair Bolsonaro. Au second tour, le 28 octobre, le candidat d'extrême droite l'emporterait encore sur lui, mais son avance reste dans la marge d'erreur de deux points de pourcentage au total.

Plusieurs rassemblements de soutien avaient été organisés à Genève ces derniers mois en faveur de Lula, condamné en appel à 12 ans de prison pour corruption. Seules une ou deux banderoles demandaient samedi sa libération. Même si cette requête était aussi un peu relayée dans les revendications que scandaient les manifestants.

(ats)

Votre opinion