Ils veulent fédérer les amateurs d’e-sport
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Jeux vidéoIls veulent fédérer les amateurs d’e-sport

Deux jeunes entrepreneurs vaudois lancent en juillet une application qui permettra aux gamers intéressés d’entrer plus aisément dans les arènes de la compétition.

par
Jean-Charles Canet
Steve Chuard et Daniel Moreira, ici devant un écran de lancement de «Call of Duty – Warzone», un des quatre jeux autour desquels seront organisés des tournois virtuels.

Steve Chuard et Daniel Moreira, ici devant un écran de lancement de «Call of Duty – Warzone», un des quatre jeux autour desquels seront organisés des tournois virtuels.

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«Nous voulons repérer les meilleurs joueurs et les aider à trouver des sponsors». Tel est l’objectif de deux jeunes entrepreneurs vaudois – ils sont basés dans la région lausannoise – qui lancent dans le courant du mois de juillet une application (iOS et Android) baptisée «Gaming Zone».

Pour Steve Chuard et Daniel Moreira, le jeu vidéo n’est pas seulement un divertissement, c’est aussi une activité sportive avec le développement à l’échelle planétaire de toutes sortes d’infrastructures qui se greffent autour de compétitions régionales, nationales et internationales. Les plus célèbres tournois accueillent désormais des individus ou des équipes dont les meilleurs peuvent vivre, parfois grassement, de leurs talents.

En Suisse romande, Steve et Daniel constatent que l’accès aux filières qui permettent aux e-sportifs amateurs de se faire connaître et de grimper sur l’échelle n’est pas chose aisée. «Actuellement, il faut être sur Twitch (la chaîne gaming d’Amazon, ndlr), avoir du bon matériel et avoir de la tchatche pour se faire remarquer, ce n’est pas donné à tout le monde». C’est à ce stade que leur application aspire à combler un certain vide, régional s’entend.

Tournois quotidiens

«Gaming Zone» proposera en effet de s’inscrire à des tournois quotidiens pour des parties qui se dérouleront en ligne et à domicile sur un PC ou une console (PlayStation ou Xbox). Ensuite, il s’agit de jouer à «Fortnite», «Call of Duty – Warzone», «Player Unknown Battleground» (PUBG) ou «Apex Legends» en solo, duo, trio ou quatuor. Une sélection de jeux qui pourra être augmentée ultérieurement. Les deux jeunes entrepreneurs font en effet miroiter une arrivée dans un deuxième temps de «FIFA», «Counter Strike», «Rocket League» et de l’incontournable «League of Legends» sur PC.

Avec l’application à proximité, le chef de groupe lance la partie sur la machine de son choix. Il a alors trois heures pour en faire autant que souhaité. Au terme de chaque partie, il transpose les performances – sans forcément les enregistrer s’il estime que la prochaine partie sera meilleure – selon des règles fixées par l’app. Les trois meilleures parties sélectionnées, les concurrents intégreront alors un classement provisoire puis définitif, une fois les scores vérifiés et validés.

Cette dernière étape, qui peut prendre plusieurs jours (et, disons-le franco, c’est une des parties délicates sur lequel le service sera jugé), permettra alors d’accumuler des points GZ, une monnaie virtuelle leur permettant de faire des achats dans une boutique qui se voudra richement dotée.

Classements nationaux

Ceux dotés des meilleurs ratios apparaîtront ensuite dans un classement national (pour l’heure Belgique, Suisse, France), porte d’accès à des compétitions récompensées par des prix qualifiés d’«encore plus spectaculaires» et permettant d’accéder à au moins un grand tournoi annuel, cette fois organisé en dur (LAN), au cours duquel les vainqueurs sont susceptibles de trouver des sponsors. Mais ça, c’est de la musique d’avenir. L’objectif à court terme étant de lancer la machine.

À son démarrage, le service sera libre d’accès pour les deux premiers tournois et deviendra payant (1.50 francs ou euros par mois) si les inscrits souhaitent aller plus avant dans l’aventure. Afin de mieux renifler cet «Esprit Gaming» en gestation, un suivi de la page Instagram suivante est indiqué.

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