Basketball - Imad Fattal: «Je ne vais pas aller me terrer»
Publié

BasketballImad Fattal: «Je ne vais pas aller me terrer»

Le président genevois se voulait digne après l’élimination mortifiante des Lions en quarts de finale des play-off. A l’image de Jérémy Jaunin et de Andrej Stimac.

par
Gérard Bucher
Grosse déception pour Jeremy Jaunin  et les Genevois, éliminés au stade des quarts de finale des play-off,

Grosse déception pour Jeremy Jaunin et les Genevois, éliminés au stade des quarts de finale des play-off,

freshfocus

C’est comme si le ciel leur était tombé sur la tête. Le tir à trois points réussi par l’Américain Matt Milon à moins d’une seconde de la sirène finale hantera encore longtemps les esprits des joueurs et des suiveurs des Lions. Le huitième de la saison régulière, Starwings Bâle, qui élimine le leader en play-off: du jamais vu en SB League!

Assis contre la paroi, Jérémy Jaunin se tenait la tête entre les mains. «On a eu un peu de chance cette saison sur certains matches où ça a tourné en notre faveur sur la fin, a concédé le meneur des Lions. Là, on est tombé dans un piège et on n’a pas réussi à en sortir. On aurait dû rester soudés et défendre plus dur. Il faut aussi donner du crédit à notre adversaire et à sa défense de zone, qui nous a vraiment dérangés.»

Un peu plus loin, Andrej Stimac a répondu par des filets de voix aux nombreuses questions qui n’ont pas manqué de lui être posées. Hagard, il n’en voulait pourtant pas à ses joueurs. «Ce sont des choses qui arrivent, a-t-il soufflé. Le basket est un sport mental avant tout. On n’a jamais trouvé notre rythme. Je ne veux pas mêler le calendrier à la discussion. Pour nous, ce sont les pires trois jours de la saison. C’est comme ça. Et bravo aux Bâlois pour leur qualification.»

«On n’a pas d’excuse»

Premier à féliciter Dragan Andrejevic et ses joueurs pour leur accession au dernier carré des play-off, Imad Fattal a pris le micro pour dresser un bilan rapide de la saison et remercier l’entourage du club. Le président des Lions s’est ensuite dit sonné, comme peut l’être un boxeur victime d’une bonne droite. Il a laissé entendre que l’intégration de Natan Jurkovitz, transféré fin mars, et de Andre Williamson (mi-avril) n’étaient pas allées de soi. On n’a pas d’excuse, a-t-il ajouté. On est conscient qu’on a passé des sommets aux tréfonds cette saison. C’est le sport. C’est le format aussi. Le samedi, les joueurs ont fêté la victoire en Coupe, et le mercredi déjà ils ont dû reprendre le collier. Il y avait peut-être une certaine fatigue, pas seulement physique, mais mentale. Après, c’est le basket. On a joué contre un faux huitième, qui nous a fait déjouer et qui a été très bien coaché. Il faut accepter les échecs comme les succès. Ne jamais aller trop haut quand on gagne, ni trop bas lorsque l’on perd.»

Même si la pilule aura de la peine à passer, Imad Fattal ne va pas broyer du noir trop longtemps. «Je ne vais pas aller me terrer, a-t-il assuré. Je suis quand même fier de ce que l’équipe a accompli cette saison. Une coupe de la Ligue et une Coupe de Suisse, ce n’est pas rien. C’est clair que maintenant l’appétit va être gros pour les autres équipes.»

Fatigue mentale ou pas, on a de la peine à comprendre comment les Lions de Genève ont pu se faire piéger deux fois de suite par une formation adverse réduite à six joueurs dimanche. Un vrai mystère.

Votre opinion