09.10.2013 à 09:12

MédiasImpressum est inquiet pour la qualité du Temps

Ringier et Tamedia ont annoncé mardi vouloir mettre en vente leurs participations dans le quotidien romand.

Le quotidien genevois est à vendre.

Le quotidien genevois est à vendre.

Keystone

Impressum s'inquiète pour la qualité, l'indépendance et l'avenir du journal Le Temps, ainsi que pour l'emploi et la diversité des médias en Suisse romande, a-t-il indiqué mercredi matin dans un communiqué. La «procédure inhabituelle» de mise en vente publique fait particulièrement réagir le syndicat.

Ce procédé, «dont on ne connaît pas la durée, créé de l'instabilité», a ajouté Impressum. Il espère qu'un groupe éditorial professionnel des médias annonce son intérêt et parvienne à trouver un accord de reprise du titre.

Unique acheteur

Les groupes de presse Ringier et Tamedia ont annoncé mardi vouloir vendre le quotidien romandLe Temps. Ils comptent céder leur participation dans le quotidien genevois. Les deux éditeurs possèdent chacun 46,2% du titre.

Ils souhaitent trouver un seul et unique acheteur. A défaut de trouver un repreneur convaincant, ils examineraient l'achat de la participation l'un de l'autre.

Selon Ringier et Tamedia, un actionnaire majoritaire serait plus à même de prendre les meilleures décisions pour la pérennité et le développement du titre», ont-ils écrit dans un communiqué commun. Le tirage du Temps s'élève à 39'716 exemplaires. Il compte 115'000 lecteurs.

Autres options

Dans La Liberté de mercredi, Roger Blum, professeur émérite de la science des médias de l'Université de Berne et président de l'Autorité indépendante de l'examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP) évoque les noms d'autres repreneurs potentiels. Selon lui, le groupe de la «Neue Zürcher Zeitung» pourrait y songer.

«Le marché romand, qu'il ne connaît pas, peut lui permettre d'agrandir son bassin publicitaire». Le Temps et la NZZ partagent en outre le même type de lectorat, estime Roger Blum.

Les autres acheteurs potentiels seraient à ses yeux le groupe français Hersant ou le duo Tettamanti-Blocher, à la tête de la «Basler Zeitung». «Mais on peut se douter de l'accueil que leur feraient les autorités vaudoises et genevoises», ajoute le spécialiste des médias.

Autre option: une solution mixte, avec un des deux éditeurs et un groupe d'investisseurs privés. La solution n'avait pas fonctionné pour le «Journal de Genève», rappelle-t-il, mais avec un éditeur, elle pourrait s'avérer plus concluante.

(ats)

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