Belgique: Inconsolable, il s'acharne sur le nouveau facteur

Actualisé

BelgiqueInconsolable, il s'acharne sur le nouveau facteur

Un habitant du village de Meerdonk n'a pas supporté la mutation de la factrice. qui a décidé de pourrir les tournées de son successeur.

par
JChC
La distribution du courrier fut un temps chaotique dans le village flamand de Meerdonk. Maintenant, on sait pourquoi.

La distribution du courrier fut un temps chaotique dans le village flamand de Meerdonk. Maintenant, on sait pourquoi.

Google Street View

Tous les habitants de Meerdonk, charmant village belge qui compte 2000 âmes, avaient fini par accepter la mort dans l'âme la mutation vers une autre région de leur charmante factrice. Tous sauf un, raconte Het Nieuwsblad sur son site. Tous sauf un.

Car Kris B., 45 ans, est resté inconsolable et, pour manifester son ressentiment, ce citoyen s'est consciencieusement employé à pourrir la vie du successeur de la belle postière, un facteur chevronné pouvant se reposer sur 25 ans d'expérience. Kris a donc a entrepris de passer systématiquement derrière l'employé non seulement pour récupérer le courrier et les redistribuer dans de mauvaises boîtes aux lettres mais encore pour ouvrir certaines lettres puis les déchirer. Et ne reculant devant aucune perfidie, il envoyait ensuite systématiquement une lettre anonyme à la Bpost pour se plaindre du nouveau facteur incompétent.

Finalement identifié, Kristof est passé mardi dernier devant le juge. Il avoué avoir «eu du mal à vivre le départ de la factrice». Il a aussi concédé avoir un faible pour la jeune femme sans pour autant en être amoureux: «Deux fois par semaine, on avait de longues discussions. Elle a quitté Meerdonk avec les larmes aux yeux, j'étais si triste», à-t-il déclaré.

Le facteur harcelé à pour sa part témoigné avoir très mal vécu son affectation: «J'allais au travail avec une boule à l'estomac. J'avais à chaque fois peur que quelque chose m'arrive. (...) J'ai toujours eu un bon contact avec les gens. À Meerdonk, je n'ai pas pu prouver que j'étais un bon facteur».

Ton opinion