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JusticeInculpation d’assassinat 23 ans après un meutre à Küsnacht (ZH)

La correspondance ADN entre des traces trouvées sur la scène du meurtre d’une femme de 86 ans en juillet 1997 et un italien aujourd’hui âgé de 77 ans a pu être établie en novembre 2016 grâce à une autre enquête.

par
Frank Rohrbasser
En 1997, l’enquête n’a pas permis d’identifier le meurtrier et les poursuites ont été suspendues en 2001, a indiqué lundi le Ministère public zurichois. (image d’illusatration)

En 1997, l’enquête n’a pas permis d’identifier le meurtrier et les poursuites ont été suspendues en 2001, a indiqué lundi le Ministère public zurichois. (image d’illusatration)

KEYSTONE

Un Italien de 77 ans a été inculpé d’assassinat par le Ministère public zurichois pour un meurtre commis à Küsnacht (ZH) en 1997. La victime était une femme âgée de 86 ans. L’assassin présumé est actuellement en détention.

L’octogénaire a été retrouvée morte dans son appartement au début du mois de juillet 1997. Les enquêteurs ont trouvé sur le lieu du meurtre des traces d’ADN d’un homme inconnu. L’enquête n’a pas permis d’identifier le meurtrier et les poursuites ont été suspendues en 2001, a indiqué lundi le Ministère public zurichois.

En novembre 2016, la police cantonale zurichoise a informé le Ministère public qu’une trace d’ADN correspondant à celle trouvée sur le lieu du meurtre à Küsnacht avait été découverte dans le cadre d’une enquête sur le braquage d’une bijouterie à Thoune (BE). L’homme soupçonné du vol à Thoune a été arrêté en Espagne et extradé vers la Suisse en 2017.

Prise d’otages

En juin 2018, cet homme a été condamné pour brigandage qualifié, prise d’otages, séquestration, contrainte sexuelle et violation de domicile. En septembre 2016 à Thoune, il avait pris en otage la gérante d’une bijouterie, son mari et leur fille. Après avoir pillé leur domicile et abusé de la jeune fille, il les avait contraints à lui ouvrir leur commerce.

Pour que l’homme puisse être jugé pour les faits commis dans le canton de Zurich, le Ministère public zurichois a d’abord dû intervenir auprès des autorités espagnoles. L’extradition qui avait déjà eu lieu devait également s’appliquer rétroactivement à l’accusation de meurtre.

Le suspect a fait appel devant toutes les instances possibles. Les autorités espagnoles ont finalement donné leur accord final au début du mois de février de cette année. Qu’un crime commis il y a si longtemps puisse encore faire l’objet d’une enquête et être jugé montre «l’importance de l’analyse ADN en tant qu’outil indispensable» dans la lutte contre la criminalité, souligne le Ministère public zurichois.

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