Angleterre: Deux influenceuses et femmes de footballeurs face à face devant la justice
Publié

AngleterreDeux influenceuses et femmes de footballeurs face à face devant la justice

Coleen Rooney, l’épouse de Wayne, accuse Rebekah Vardy, femme de Jamie, d’avoir fait fuiter des infos à un journal anglais. L’affaire «Wagatha Christie» passionne le Royaume-Uni.

1 / 2
Coleen Rooney (à gauche) et son époux Wayne (tout à droite), à leur arrivée devant la Cour londonienne.

Coleen Rooney (à gauche) et son époux Wayne (tout à droite), à leur arrivée devant la Cour londonienne.

REUTERS
Rebekah Vardy, épouse de Jamie, joueur de Leicester, accuse sa rivale de diffamation.

Rebekah Vardy, épouse de Jamie, joueur de Leicester, accuse sa rivale de diffamation.

AFP

Fausses stories sur Instagram, accusations de fuites dans la presse, poursuites en diffamation… Le procès rocambolesque qui oppose Coleen Rooney à Rebekah Vardy, deux influenceuses connues pour être les femmes de footballeurs anglais, s’est ouvert mardi à Londres.

Rebekah Vardy poursuit Coleen Rooney pour diffamation, après que cette dernière l’a accusée d’avoir fait fuiter des informations aux tabloïds anglais. L’affaire suscite un tel intérêt au Royaume-Uni qu’elle a son propre surnom: «Wagatha Christie» – Wags (Wives and girlfriends) étant un acronyme utilisé pour désigner les compagnes des sportifs célèbres.

«Fausses histoires»

Tout commence en octobre 2019, quand Coleen Rooney, la femme de l’ancienne star du football anglais Wayne Rooney, accuse Rebekah Vardy, mariée à l’attaquant de Leicester City Jamie Vardy, d’avoir fait fuiter dans le tabloïd The Sun de «fausses histoires» la concernant. Dans une publication sur Instagram, largement relayée et tournée en dérision par les internautes, Coleen Rooney avait expliqué s’être rendu compte que ce qu’elle publiait sur son compte privé fuitait régulièrement dans le journal, qui avait à l’époque une rubrique consacrée aux femmes de footballeurs.

Suspectant Rebekah Vardy, elle avait expliqué avoir mené l’enquête en «bloquant tout le monde de mes stories, sauf un compte», et en publiant de fausses histoires sur sa vie – notamment un voyage au Mexique pour sélectionner le genre de son enfant –, pour voir si elles se retrouvaient dans le tabloïd, ce qui fut le cas.

«Une seule personne avait vu les stories»

«J’ai fait des captures d’écrans qui montrent clairement qu’une seule personne avait vu» les stories, avait-elle affirmé. «C’est… le compte de Rebekah Vardy.» Cette dernière avait nié et décidé d’attaquer l’autre influenceuse en justice pour diffamation. Selon la loi britannique, c’est désormais à Coleen Rooney de prouver la véracité des accusations proférées. Cette dernière est arrivée, mardi, à la Haute Cour de justice, dans le centre de Londres, en costume noir et en compagnie de son mari, suivie quelques instants plus tard de Rebekah Vardy, en robe bleue et lunettes de soleil.

L’affaire s’était déjà retrouvée devant la justice en novembre 2020. À l’époque, le juge avait conclu que Coleen Rooney «identifiait clairement» son «adversaire» comme «coupable», ouvrant la voie au procès pour diffamation d’aujourd’hui.

Si Coleen Rooney, 36 ans, et Rebekah Vardy, 40 ans, sont devenues des personnalités publiques en raison de leur relation avec des footballeurs, elles sont depuis des «peoples» à part entière. Suivies par des centaines de milliers d’abonnées sur Instagram, elles y partagent régulièrement des photos de leurs enfants respectifs.

(AFP)

Votre opinion