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Crash de GermanwingsInformation judiciaire contre X ouverte pour homicides involontaires

Une information judiciaire contre X pour homicides involontaires a été ouverte après le crash le 24 mars de l'A320 de la Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence.

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Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)

Quelque 350 personnes, proches des victimes du crash d'un avion de la compagnie allemande Germanwings, sont venues samedi se recueillir dans les Alpes françaises. Le drame y avait fait il y a trois ans 150 morts. (Samedi 24 mars 2018)

AFP
En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)

En septembre, une sculpture de Jürgen Batscheider, intitulée «Sonnenkugel» (sphère solaire, en allemand), a été déposée par hélicoptère sur le lieu d'impact. L'oeuvre, de cinq mètres de diamètre, renferme un cylindre et des sphères en bois à l'intérieur desquelles les familles des victimes ont placé leurs souvenirs personnels. (Samedi 24 mars 2018)

AFP
Des familles de victimes sud-américaines entament une procédure en justice contre Germanwings. (Dimanche 7 mai 2017)

Des familles de victimes sud-américaines entament une procédure en justice contre Germanwings. (Dimanche 7 mai 2017)

AFP

Le procureur de la République de Marseille, Brice Robin, avait annoncé il y a une semaine, après avoir rencontré les familles des victimes à Paris, son intention d'ouvrir cette instruction et précisé que le droit pénal français «interdit d'ouvrir une information judiciaire pour assassinats puisque l'auteur est décédé».

L'A320 s'est écrasé le 24 mars dans les Alpes-de-Haute-Provence, précipité au sol par son copilote allemand, Andreas Lubitz, causant la mort de tous ses occupants, dont 72 Allemands et 50 Espagnols.

A Paris, Brice Robin était revenu sur la grave dépression dont souffrait le copilote, d'après les éléments de l'enquête. Il était atteint d'une «psychose accompagnée de troubles de la vue». Il craignait de «perdre la vue», avait-il ajouté. Il avait vu «41 médecins en cinq ans», sept dans le mois ayant précédé le crash dont «un généraliste, un psychiatre, un ORL», avait détaillé Brice Robin.

Certains de ces médecins ont été entendus en audition libre par les autorités judiciaires allemandes, avait expliqué le magistrat.

D'après les premiers éléments, Andreas Lubitz se plaignait de voir «30% des objets» et de «flashs lumineux», ce qui l'«angoissait» au point de ne plus dormir. A certains de ses proches, il avait même déclaré que «la vie, compte tenu de cette perte de vue, n'avait plus aucun sens».

Les nombreux médecins d'Andreas Lubitz, en arrêt maladie du 22 au 24 février, puis du 16 au 22 mars, soit deux jours avant le vol fatal, n'avaient pas fait remonter ces informations «en raison du secret médical», et de l'absence de toute obligation.

(AFP)

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