05.06.2015 à 11:56

FranceInstituteur pédophile: la justice saisie de 50 nouveaux cas

Déjà accusé du viol de 11 enfants, un enseignant français est soupçonné d'avoir abusé de 50 autres mineurs.

L'instituteur avait déjà été condamné en 2008.

L'instituteur avait déjà été condamné en 2008.

(photo d'illustration), Keystone

Un directeur d'une école primaire du sud-est de la France inculpé du viol de 11 enfants est désormais soupçonné d'avoir commis des actes pédophiles sur 50 autres mineurs, selon une source judiciaire.

Le parquet de Grenoble a indiqué ce vendredi 5 juin avoir saisi le juge d'instruction en charge du dossier de nouveaux faits portant sur 50 enfants. Entendu cette semaine par les gendarmes, le suspect a refusé de s'expliquer sur ces nouveaux cas, expliquant qu'il était fatigué.

«Comme il a refusé de s'expliquer, nous avons saisi le juge de l'ensemble des faits», a indiqué le procureur de Grenoble Jean-Yves Coquillat.

Les nouveaux faits dont est saisi le juge d'instruction concernent les différentes affectations de l'enseignant, à Villefontaine et Saint-Clair-de-la-Tour, dans les Alpes françaises, mais aussi deux cas près de Lyon (centre-est).

Classé sans suite

Une plainte pour agression sexuelle déposée en octobre 2001 par les parents d'une fille de 4 ans, et classée sans suite, a notamment été jointe au dossier. La fillette avait alors accusé son instituteur de lui avoir touché les fesses, ce que l'intéressé contestait.

La justice soupçonne l'ancien directeur d'école d'avoir imposé «par surprise» des fellations à plusieurs de ses élèves dans le cadre de ce qu'il appelait «un atelier du goût», durant lequel les enfants, les yeux bandés, devaient identifier des «choses» que l'enseignant leur faisait goûter.

Condamné en 2008

En juin 2008, il avait été condamné à six mois de prison avec sursis avec une obligation de soins pendant deux ans pour avoir téléchargé des images pédopornographiques. Mais cette condamnation n'avait pas été assortie d'une interdiction d'entrer en contact avec des enfants, ni signalée à son administration, alors même qu'elle figurait à son casier judiciaire.

Début mai, les ministres de l'Éducation nationale et de la Justice ont annoncé qu'une loi obligerait prochainement les services judiciaires à signaler à l'administration les condamnations prononcées contre des fonctionnaires exerçant au contact de mineurs, notamment en matière sexuelle.

(AFP)

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