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IrakIntenses combats pour reprendre des quartiers de Ramadi

Ailleurs en Irak, dix personnes ont été tuées alors que les violences ont coûté la vie à plus de 1000 personnes en janvier, en faisant le mois le plus meurtrier depuis avril 2008, selon des données officielles.

Un combattant d'une tribu patrouille avec les forces irakienne à Ramadi.

Un combattant d'une tribu patrouille avec les forces irakienne à Ramadi.

Keystone

Les forces gouvernementales irakiennes tentaient dimanche de reprendre des quartiers de Ramadi, une ville située à une centaine de kilomètres de Bagdad qui échappait en partie au contrôle de Bagdad depuis plus d'un mois.

A Ramadi, les soldats et la police soutenus par des combattants de tribus alliées, mènent dans le sud de la ville les combats parmi les plus violents des dernières semaines contre les insurgés, ceux de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, lié à Al-Qaïda), selon un officier de police et un journaliste de l'AFP.

EIIL à Ramadi et à Falloudja

Le ministre de la Défense par intérim, Saadoun al-Doulaïmi, s'est rendu dans la ville pour superviser les opérations. La totalité ou certaines parties de plusieurs secteurs clés dont Malaab, Street 60, Houmeirah et Albou Jabar ont été repris aux insurgés, ont indiqué deux officiers de police.

Les insurgés, qui comptent parmi eux outre l'EIIL, d'autres groupes armés et des combattants de tribus anti-gouvernementales, avaient pris début janvier le contrôle de plusieurs quartiers de Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar, mais aussi l'intégralité de la ville voisine de Fallouja, située elle à quelque 60km de Bagdad.

Déjà plus de 140'000 réfugiés

L'armée a mené samedi un rare raid aérien sur le nord de Fallouja, ancien bastion de l'insurrection après l'invasion américaine de 2003 où les Etats-Unis ont connu certaines de leurs pires batailles depuis la guerre du Vitenam.

C'est la première fois depuis cette insurrection que des insurgés liés à Al-Qaïda prennent aussi ouvertement le contrôle de zones urbaines en Irak.Selon l'ONU, plus de 140'000 personnes ont fui les violences dans la province d'Al-Anbar.

Il s'agit du plus vaste déplacement de population en cinq ans en Irak.Dans le reste du pays, des attaques à Bagdad et dans sa périphérie, ainsi que dans les villes de Kirkouk et Mossoul (nord), ont fait 10 morts, selon des sources médicales et de sécurité.

(AFP)

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