Actualisé 27.12.2019 à 11:50

Intensification des combats à Idleb: 235'000 déplacés

Syrie

En 11 jours, plus de 235'000 syriens ont fui leurs habitations en raison de l'amplification des combats dans la région d'Idleb.

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Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)

Amnesty International a accusé lundi le régime syrien et son allié russe de «crimes de guerre», après avoir documenté 18 attaques menées au cours de l'année passée contre des écoles et des centres médicaux du nord-ouest de la Syrie. (10 mai 2020)

AFP
Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)

Les batteries antiaériennes syriennes ont intercepté lundi des frappes israéliennes dans le nord du pays, a affirmé l'agence de presse officielle Sana. (4 mai 2020 - Image d'archive)

AFP
Des hélicoptères «israéliens» ont tiré des missiles sur le Sud de la Syrie, ont indiqué les médias étatiques syriens dans la nuit de jeudi à vendredi. (1er mai 2020)

Des hélicoptères «israéliens» ont tiré des missiles sur le Sud de la Syrie, ont indiqué les médias étatiques syriens dans la nuit de jeudi à vendredi. (1er mai 2020)

AFP

Plus de 235'000 Syriens ont été déplacés en moins de deux semaines dans la province d'Idleb (nord-ouest), a indiqué vendredi l'ONU. Ils ont été chassés de chez eux par l'intensification des combats et des bombardements du régime et de son allié russe

Depuis le 16 décembre, les forces du régime, soutenues par l'aviation russe, ont intensifié leurs bombardements dans la région d'Idleb. De violents combats au sol les opposent aux djihadistes et rebelles, malgré un cessez-le-feu annoncé en août. Ces déplacements massifs, recensés entre le 12 et le 25 décembre, ont surtout concerné la ville-clé de Maaret al-Noomane et ses environs, «quasiment vidée» de ses habitants, a ajouté l'ONU dans un communiqué.

Camps de déplacés surpeuplés

La plupart de ces déplacés ont fui vers le nord pour rejoindre les villes d'Ariha, Saraqeb et Idleb, ou des camps de déplacés déjà surpeuplés le long de la frontière avec la Turquie. Certains se rendent dans des zones contrôlées par des rebelles pro-Ankara au nord d'Alep, a précisé l'ONU.

Certaines personnes qui avaient quitté Maaret al-Noomane pour Saraqeb «fuient de nouveau plus au nord, anticipant une intensification des combats» dans cette zone, selon la même source.

Les correspondants de l'AFP dans la région d'Idleb ont rapporté de très longues files de véhicules chargés d'effets personnels souvent emportés à la hâte sur les routes ces derniers jours.

Régime déterminé

Le régime, qui contrôle désormais plus de 70% du territoire, s'est maintes fois dit déterminé à reconquérir Idleb. Damas et Moscou y ont mené une offensive d'envergure entre avril et août, entraînant la mort d'un millier de civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), provoquant la fuite de 400'000 personnes d'après l'ONU.

Près de trois millions de personnes vivent dans la région d'Idleb, composée d'une grande partie de la province du même nom et de segments des provinces voisines d'Alep et de Lattaquié. Elle est dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS).

Mardi, Ankara a appelé à un nouveau cessez-le-feu à Idleb, exhortant à une désescalade, comme Paris.

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011 par la répression de manifestations pro démocratie par Damas, a fait plus de 370'000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

(ats)

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