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Librairie«Intouchables»: les anecdotes oubliées par le film

Le récit de Philippe Pozzo di Borgo, qui a inspiré les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano, a été réédité. Succès en librairies.

par
Anne-Sylvie Sprenger

Alors qu'«Intouchables» vient de dépasser «La grande vadrouille» au rang du deuxième plus grand succès français après «Bienvenue chez les Ch'tis», le phénomène s'est propagé en libraires. Réédité, «Le second souffle» de Philippe Pozzo di Borgo, le récit qui a inspiré les réalisateurs, s'est aussitôt hissé dans les meilleures ventes. L'occasion de découvrir quelques anecdotes surprenantes que le film a préféré ne pas dévoiler…

Voiture démolie

Un jour, la maréchaussée vient prévenir le milliardaire tétraplégique que sa voiture a été flashée à 150?km/h sur les berges. L'homme se rit de l'agent, mais quand Abdel revient, celui-ci n'a plus que les clés du véhicule: «C'est tout ce qui reste, elle a heurté un mur», lui dit-il, grimaçant: il s'est fracturé le bassin et portera deux prothèses aux hanches.

Tempérament violent

Si le film évoque le tempérament du jeune homme, on est toujours dans la violence un peu surjouée, voire amusée. Le véritable aide-soignant avait quant à lui un vrai problème d'agressivité. Philippe Pozzo raconte notamment un voyage à Marrakech, où il a dû sortir Abdel du commissariat après que celui-ci a frappé d'un uppercut un «abruti du parking qui l'a traité de sale Algérien».

Tentative de suicide

Si le film fait une allusion semi-grinçante quant à la difficulté pour un tétraplégique de se «tirer une balle dans la tête», Philippe Pozzo confie avoir essayé de se supprimer. Avec simplicité, il raconte comment il a entouré le tuyau d'oxygène autour de son cou et tiré, d'un coup sec, sa tête en arrière. L'alarme de la machine a averti les infirmières qui l'ont rebranché, «comme si de rien n'était».

Entreprises foireuses

Dans la réalité, l'aide-soignant a réussi à convaincre le milliardaire de se lancer dans des affaires communes: une entreprise de location de voitures, «une plaisanterie qui aura duré six mois et coûté fort cher», mais aussi dans l'immobilier. Une aventure qui se termine aussi en fiasco total.

Goujat avec les femmes

A l'écran, le personnage d'Omar Sy nous fait rire avec ses tentatives de séduction à tout va. Ce d'autant que celles-ci ne réussissent jamais. Dans la vraie vie, Abdel est dans la consommation de la femme, pure et dure. Celle-ci se marie dans une semaine? Qu'à cela ne tienne! Quant à cette conquête un peu collante, il n'hésite pas à la laisser sur le bas-côté de la route après une petite gâterie… Pas très galant.

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