12.06.2012 à 07:03

GenèveIsabel Rochat attaquée de tous les côtés

A l’exception du parti de la conseillère d’Etat genevoise, les élus tirent un bilan sans concession du Département de la sécurité. La gestion de la ministre est aussi critiquée à l’interne.

par
Valérie Duby et Didier Tischler
Malgré les critiques, Isabel Rochat veut faire aboutir toutes les réformes engagées.

Malgré les critiques, Isabel Rochat veut faire aboutir toutes les réformes engagées.

Keystone

Les députés genevois sont fâchés. Ils reprochent à la magistrate PLR en charge du Département de la sécurité, de la police et de l’environnement (DSPE) d’avoir, depuis sa prise de fonctions en octobre 2009, multiplié les audits, études, séminaires et autres mandats afin de réorganiser son dicastère. Pendant ce temps, la criminalité et les problèmes d’insécurité ne cessent d’augmenter, les prisons débordent et une crise sans précédent oppose les syndicats de police à la magistrate avec un dialogue extrêmement difficile. «Elle ne donne pas l’impression de vouloir travailler avec nous», atteste Christian Antonietti, président du syndicat des gendarmes. Officiellement, 84?000?francs ont été engagés pour différents mandats extérieurs, dont 36?000?francs pour un audit sur la réorganisation de l’Office pénitentiaire, ainsi que 82?000?francs pour un autre audit visant à réorganiser le secrétariat général. Ce dernier a été presque totalement remanié et a bénéficié d’un suivi par la Haute Ecole de gestion.

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!