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RamallahIsraël principal suspect de la mort d'Arafat

Pour la commission d'enquête palestinienne, le décès de Yasser Arafat ne peut être imputé qu'à Israël. Elle exige de plus la transmission du rapport d'expertise fait par la France.

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Le président Mahmoud Abbas a déclaré savoir qui avait «tué» son prédécesseur. Il a refusé de donner son nom. (Jeudi 10 novembre 2016)

Le président Mahmoud Abbas a déclaré savoir qui avait «tué» son prédécesseur. Il a refusé de donner son nom. (Jeudi 10 novembre 2016)

AFP
La justice française a confirmé vendredi le non-lieu prononcé par les magistrats chargés de l'enquête pour «assassinat» ouverte après la mort en 2004 de Yasser Arafat. (Vendredi 24 juin 2016)

La justice française a confirmé vendredi le non-lieu prononcé par les magistrats chargés de l'enquête pour «assassinat» ouverte après la mort en 2004 de Yasser Arafat. (Vendredi 24 juin 2016)

AFP
La cour d'appel de Versailles a prorogé sa décision «au 24 juin ou au 8 juillet». (Vendredi 17 juin 2016)

La cour d'appel de Versailles a prorogé sa décision «au 24 juin ou au 8 juillet». (Vendredi 17 juin 2016)

AFP

Le président de la commission d'enquête palestinienne sur la mort de Yasser Arafat, Tawfiq Tiraoui, a désigné vendredi Israël comme le «principal et unique suspect de l'assassinat» du dirigeant historique palestinien.

«Israël est le premier, le principal et unique suspect dans l'affaire de l'assassinat de Yasser Arafat», a affirmé M. Tiraoui lors d'une conférence de presse à Ramallah en Cisjordanie, précisant que la commission se fondait notamment sur les conclusions des rapports médicaux suisse et russe.

Ces rapports à partir d'échantillons biologiques prélevés le 27 novembre 2012 sur sa dépouille permettent d'établir que «Yasser Arafat n'est mort » ni de vieillesse, ni de maladie, mais par empoisonnement», a indiqué le Dr Abdallah al-Bachir, chef de l'équipe médicale de la commission d'enquête.

Rapport français exigé

Le ministre palestinien de la Justice Ali Mhanna a réclamé vendredi à la France de transmettre son rapport sur les échantillons biologiques de Yasser Arafat à la commission d'enquête officielle sur sa mort et à la Justice palestinienne. «Depuis le début, les Français nous ont informés qu'ils ne pouvaient nous transmettre ces résultats que dans le cadre d'une coopération judiciaire franco-palestinienne», a expliqué M. Mhanna.

«Nous avons demandé à la partie française de nous fournir les résultats et les conclusions des analyses réalisées en France sur les échantillons d'Abou Ammar (Yasser Arafat, NDLR) pour achever l'enquête palestinienne», a-t-il ajouté, assurant que la partie palestinienne avait pleinement coopéré à l'enquête française. «Nous n'avons reçu aucune réponse jusqu'à présent de la partie française. Nous avons envoyé une nouvelle lettre aux Français demandant d'accélérer l'envoi des résultats et nous attendons toujours», a souligné le ministre palestinien.

Recherche de la vérité

«La France connaît toute la vérité et les détails sur le martyre de Yasser Arafat», a affirmé de son côté le président de la commission d'enquête Tawfiq Tiraoui.

L'équipe française agissait dans le cadre d'une information judiciaire pour assassinat ouverte en 2012 en France à la suite d'une plainte contre X déposée par la veuve du dirigeant historique palestinien, Souha Arafat.

Les raisons de la mort du dirigeant historique palestinien le 11 novembre 2004 dans un hôpital militaire français n'ont pas été élucidées, et nombre de Palestiniens soupçonnent Israël, qui a toujours nié, de l'avoir empoisonné.

(AFP)

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