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footItalie - 10e journée: Naples fait tomber l'AS Rome, dans le calme (COMPTE RENDU)

Rome, 1 nov 2014 (AFP) - Naples a dominé l'AS Rome (2-0) dans un match joué sans les incidents redoutés, et offre à la Juventus Turin la possibilité de reprendre seule la tête du Championnat d'Italie, samedi pour la 10e journée.

Le football a gagné. Le Napoli s'est imposé parce qu'il a mieux joué, et a honoré la mémoire de Ciro Esposito, tifoso mort par balles dans une bagarre avec des Romains en fin de saison dernière. Un but superbe de Gonzalo Higuain, en ciseau (3), et un second de José Callejon (85), aux deux extrémités du match, ont confirmé le retour du Napoli, après un début de saison raté. Voilà l'équipe de Rafael Benitez troisième, à quatre longueurs de la Roma. Celle de Rudi Garcia en revanche a concédé ses trois défaites de la saison en octobre, battue par la Juventus (3-2) et écrasée par le Bayern Munich (7-1) en Ligue des champions. Si la Juventus bat Empoli (17h00 GMT), elle reprendra trois longueurs d'avance en tête de la Serie A. Le Napoli a pris la "Louve" à la gorge d'entrée. Inhabituellement passive, alors que les débuts de match à fond étaient sa spécialité, la Roma a concédé un but précoce sur un retourné acrobatique de "Pipita" Higuain, mis sur orbite par Lorenzo Insigne. Le match s'est rééquilibré vers le quart d'heure de jeu, quand la Roma a retrouvé son jeu de passes. Mais Naples restait dans une position confortable, bouchant les espaces grâce à son pressing et attendant les contres. Le co-leader a plusieurs fois frôlé le K.-O., d'abord sur une frappe trop croisée d'Insigne (11). Puis Morgan De Sanctis a dû plonger héroïquement dans les pieds d'Higuain avant que Marek Hamsik n'envoie sur la barre le ballon revenu dans ses pieds (43). Enfin sur un contre parti d'une chevauchée fantastique de Kalidou Koulibaly, José Callejon a fait le choix le plus compliqué, un ballon lobé, qui a permis à Radja Nainggolan de sauver sur la ligne (64). Mais le meilleur buteur de la Serie A a finalement fermé les portes du match en marquant son 8e but, servi par Higuain. La Roma n'a eu que deux occasions vraiment dangereuses, trop peu pour espérer mieux, les deux des pieds d'Alessandro Florenzi, qui a trop croisé sa première frappe (53), et a trouvé les poings de Rafael sur la seconde (59). Ce match redouté s'est déroulé sous la surveillance de 600 policiers et deux hélicoptères sans générer d'incidents majeurs, même si parmi les banderoles dédiées à Ciro Esposito déployées à San Paolo, l'une s'est avérée plus menaçante. "Les mots sont vains. Il y aura une occasion. Nous n'aurons pas pitié", a-t-on pu lire dans la Curva B. eba/jde

(AFP)

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