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MédiasItalie: un outil pour contrer les «fake news»

L'Italie a annoncé jeudi le lancement d'un site permettant aux citoyens de signaler de potentielles «fake news».

Le ministre italien de l'Intérieur Marco Minniti.

Le ministre italien de l'Intérieur Marco Minniti.

AFP

La police italienne a annoncé jeudi, à moins de deux mois des élections législatives, le lancement d'un site destiné à permettre aux citoyens de signaler de potentielles «fake news». Les informations seront ensuite vérifiées «dans la mesure du possible».

Sur un site dédié, chaque citoyen italien pourra signaler ce qui lui paraît être une fausse information. Les services de police spécialisés dans la surveillance d'internet et des réseaux de télécommunications, la «police postale», lanceront alors leur enquête, a indiqué devant la presse la directrice de ce service de police, Nunzia Ciardi.

Cette enquête prévoit une «identification des sources», ou encore une «recherche d'éventuels démentis». S'il s'avère que l'information mentionnée est «manifestement fausse», un démenti sera publié sur le site de la police postale et sur les réseaux sociaux, a précisé de son côté le ministre italien de l'Intérieur Marco Minniti. Si cette «fake news» est diffamatoire ou délictuelle, la police postale pourra saisir la justice, a ajouté le ministre.

Autorités prêtes

Les autorités italiennes, qui ont pris cette initiative avant les élections législatives du 4 mars dont l'issue est très incertaine, ne redoutent pas l'afflux de demandes et se disent tout à fait prêtes à y faire face.

La commissaire européenne à l'Economie et la Société numériques, Mariya Gabriel, avait appelé lundi à «une approche européenne» sur les «fake news» ou fausses informations, en inaugurant un groupe d'experts sur ce dossier. En France, le président français Emmanuel Macron souhaite légiférer avant fin 2018 sur la question.

(ats)

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