Actualisé

JUSTICEIvre, il perd 500'000 dollars au casino puis porte plainte

Un Américain accuse un casino de Vegas de l'avoir laissé jouer ivre, alors que la loi interdit aux casinos de servir «les personnes visiblement sous l'emprise de l'alcool ou de la drogue».

Les autorités américaines enquêtent sur une plainte déposée par un joueur américain. Celui-ci reproche à un casino de Las Vegas de l'avoir laissé perdre 500'000 dollars alors qu'il était ivre.

La loi du Nevada (ouest) interdit aux casinos de laisser «des personnes visiblement sous l'emprise de l'alcool ou de la drogue de prendre part à des jeux», rappelle Mark Johnston. Le joueur a porté plainte contre un casino de la capitale américaine des jeux.

17 heures de suite

Le mois dernier, l'homme d'affaires, habitué des casinos, a joué 17 heures d'affilée au blackjack et au pai gow - un jeu d'origine chinoise se pratiquant avec des dominos. Il assure avoir réalisé combien il avait perdu le lendemain, en se réveillant.

L'autorité de régulation des jeux du Nevada a ouvert une enquête et «prend très au sérieux ces affirmations», a déclaré Karl Bennison, un de ses responsables.

Mark Johnston assure qu'il avait commencé à boire avant même de s'envoler depuis Los Angeles vers Las Vegas avec sa compagne. Il ne se souvenait de rien de ce qui lui était arrivé ce soir-là après le dîner - soit au moment où il a commencé à jouer.

Personne ne lui a proposé de faire une pause

Selon sa plainte citée par le «Los Angeles Times», il a encore bu une vingtaine de verres en jouant et il était tellement ivre qu'il ne pouvait plus reconnaître les cartes qu'il avait en main. Accumulant les dettes grâce au crédit accordé par le casino, il a continué à jouer quand sa compagne est allée se coucher.

Cette dernière fut choquée de le découvrir toujours en train de jouer quand elle s'est levée le matin. «Dans les cas comme celui-là, quand quelqu'un a visiblement trop bu, habituellement, un employé du casino ou un chef de table s'approche et dit 'hé, mon pote, pourquoi tu fais pas une pause?'», souligne dans le Los Angeles Times Sean Lyttle, l'avocat de Mark Johnston.

(ats)

Ton opinion