Karim Benzema: «J'ai été puni pour des raisons politiques»
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Karim Benzema«J'ai été puni pour des raisons politiques»

L'attaquant écarté de l'équipe de France depuis octobre 2015 ne tentera plus rien pour convaincre Didier Deschamps.

Karim Benzema sur le banc du Real Madrid.

Karim Benzema sur le banc du Real Madrid.

Keystone

Fataliste... Karim Benzema, dans une interview publiée mardi par le mensuel Vanity Fair, assure qu'il ne fera plus rien pour convaincre Didier Deschamps de le reconvoquer en équipe de France, à moins d'un mois de l'annonce de la liste des 23 pour la Coupe du monde (14 juin-15 juillet),

«J'ai 30 ans, deux enfants, je suis tranquille ici. S'ils ont besoin de moi, ils savent où je suis», a déclaré Benzema dans une interview publiée mardi dans l'édition espagnole du magazine Vanity Fair. «Moi, maintenant? Rien», répond dans cette interview le Français, à la question de savoir ce qu'il compte faire pour tenter de convaincre Deschamps. «Je ne parle plus avec l'entraîneur (Deschamps, ndlr) depuis longtemps, et sans parler, c'est plus difficile», précise-t-il.

Sa dernière apparition sous le maillot Bleu remonte au 8 octobre 2015, en match amical contre l'Arménie (4-0) à Nice. L'affaire du chantage à la sex-tape à l'encontre de son coéquipier en équipe de France Mathieu Valbuena, dans laquelle Benzema est mis en examen, avait éclaté peu de temps après. Depuis, Deschamps n'a plus jamais convoqué Benzema.

Hymne national

L'ancien Lyonnais revient aussi sur les critiques formulées à l'époque par l'ancien Premier ministre Manuel Valls. «Un grand sportif doit être exemplaire. S'il ne l'est pas il n'a pas sa place en équipe de France», avait déclaré Manuel Valls en décembre 2015, peu après la révélation de l'affaire.

«Quand un premier ministre parle de toi, on n'est plus dans le domaine du sport. Je pense que dans mon cas, si j'ai été puni, c'est pour des raisons politiques», explique le Français, qui justifie également sa décision de ne pas chanter l'hymne national, ce qui lui a aussi valu des critiques. «La Marseillaise appelle à faire la guerre, et je n'aime pas ça», dit-il.

(AFP)

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