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Alexandra Lamy«J'ai le mail d'Angelina Jolie»

L'actrice française avait découvert Hollywood l'an dernier mais c'est au théâtre qu'elle s'épanouit.

par
Catherine Hürschler

«Je suis mariée à mais je ne me sens pas femme de.» Voilà pour sa mise au point sur Jean Dujardin. Alexandra Lamy a sa propre carrière. La preuve avec sa pièce «La vénus au phacochère», demain soir à Fribourg.

La série «Un gars, une fille» s'est arrêtée en 2003. Est-ce qu'on vous appelle encore «Chouchou» dans la rue?

Oui, la série a marqué les gens et c'est une expression culte mais cela ne me dérange pas parce qu'on m'appelait déjà comme ça quand j'étais petite.

Comment expliquez-vous le fait que les femmes ne vous voient pas comme une rivale, mais plutôt comme la meilleure amie idéale?

«Un gars, une fille» a créé cette proximité et heureusement car c'était le but recherché. Il ne fallait surtout pas que les filles me détestent. Je ne suis pas de nature prétentieuse et peut-être que cela se ressent.

Qui sont vos meilleures amies? Angelina Jolie que vous avez rencontrée l'an dernier aux Oscars?

Non, nos vies sont tellement différentes! Beaucoup de monde veut voir Angelina Jolie et Brad Pitt et je n'ai pas entretenu le contact, c'est peut-être une erreur. J'ai revu Angelina une ou deux fois et c'est superchouette quand elle me reconnaît! J'ai son mail mais cela fait longtemps que je ne lui écris plus. J'ai quatre meilleures amies, dont Mélanie Doutey avec laquelle j'ai tourné «Jamais le premier soir», qui sortira en janvier en France.

Madonna vient de dire qu'elle avait rêvé une fois de Brad Pitt la nuit. Cela vous est aussi arrivé?

Non, je suis plutôt du style à rêver qu'il se produit des catastrophes pendant le spectacle, mais pas de stars.

Aux Oscars, vous filmiez tout ce qui se passait. Qu'avez-vous fait de ces images?

Quand j'y pense, c'était quand même incroyable d'avoir autant de talents au mètre carré! Après, c'est comme les albums souvenirs. On fait des photos et on ne les regarde jamais.

Votre fille Chloé, 16 ans, souhaite devenir actrice. C'est une idée qui vous plaît?

Je ne me mêle pas de ses projets car je pars du principe que le piston, ça ne marche qu'une fois et, si vous n'êtes pas bon, ça ne marche plus du tout. Elle passe des castings, elle travaille, elle a un rôle dans un film, je la laisse faire.

En France, bon nombre d'actrices sont recrutées pour représenter des marques, tant pour la beauté que pour la mode. Pourquoi pas vous?

Pour l'instant, je fais mon métier et je n'ai pas le sentiment que ce genre d'engagements en fasse partie. Il faudrait une vraie bonne raison pour que je me lance. J'apparais rarement dans les dernières pages de Gala qui parle des soirées branchées parce que je tiens à ma liberté.

Cette liberté englobe-t-elle votre manière de gérer votre présence sur les réseaux sociaux?

Oui, je veux en garder le contrôle. Je travaille avec mon beau-frère Thomas (ndlr: le compagnon de sa sœur Audrey Lamy). C'est uniquement pour communiquer sur mon travail, pas sur ma vie privée. Pareil avec mon compte Instagram que ma fille vient d'ouvrir pour moi.

Détail étonnant, sur Facebook, il vous est arrivé de poster des photos de vos tenues et de demander l'avis des internautes. On ne vous imaginait pas si soucieuse du regard des autres…

Vous me l'apprenez. On a dû se faire pirater sur ce coup-là parce que cela ne me ressemble pas du tout.

Votre pièce parle d'un homme qui a un désir dévorant pour une femme…

C'est même plus fort que ça car il veut acheter son amour en lui offrant des colliers de perles. Hors de scène, je constate que c'est déjà pas si mal d'oser draguer car beaucoup d'hommes ne le font plus. Ils ont peur et je trouve cela dommage. Même chose dans la vie de couple. Les femmes gèrent un million de choses et les hommes peuvent avoir le sentiment d'être mis de côté. Pour moi, l'essentiel, c'est le partage.

Est-ce que l'amour peut s'acheter?

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