09.07.2018 à 18:02

Cyclisme«J'ai pensé fort à Andy Rihs dans le final»

Le Lucernois Michael Schär revient sur la performance de choix de son équipe BMC, qui s'est imposée lors du chrono par équipes du Tour de France à Cholet.

par
Stéphane Combe, Cholet
Reuters

Quelle était la difficulté principale dans la gestion de ce contre-la-montre de 35,5 km?

Il ne fallait surtout pas partir trop vite. C'était la clé de la course, car il y avait une petite montée. Si on roulait trop vite, ne serait-ce que pour un seul coureur, on le perdait à tous les coups et la suite devenait infaisable. Chez nous, c'était moi le plus faible dans les montées (rires). Mais les gars m'ont laissé respirer et j'ai ensuite pu fournir de gros efforts sur la fin.

La dernière montée aussi semblait particulièrement dure (ndlr: 1 km à 7%). Que pensez-vous du fait que Froome l'ait faite seul en tête pour la Sky?

Ce pourrait être une bonne idée car les autres peuvent récupérer un peu derrière. Mais cette montée était vraiment dure et je suis persuadé que les mecs derrière lui ont souffert, comme Castroviejo. D'ailleurs c'est dans le final qu'on gagne cette étape. Le mieux c'était de se relayer, y compris dans cette montée.

Il y a relativement peu d'écart entre toutes les équipes malgré la longue distance. Comment l'expliquez-vous?

C'est très difficile à dire ! Sur le Tour de Suisse, on devait rouler la moitié de cette distance et les écarts étaient pourtant aussi grands qu'aujourd'hui. Je ne l'explique que par le niveau très élevé du Tour de France.

Vous faites coup double, avec l'étape et le maillot jaune pour Greg Van Avermaet. Un cadeau pour Andy Rihs, le fondateur de l'équipe récemment décédé?

C'est en tout cas un rêve de l'avoir, ce maillot jaune. Pour nous, pour Andy. J'ai pensé fort à lui durant la dernière ligne droite et ça m'a permis d'aller chercher loin dans la douleur pour mon dernier long relais.

Allez-vous défendre ce maillot jaune ou plutôt garder des forces pour aider Richie Porte?

Sur les étapes de plat qui viennent, normalement ce seront les équipes de sprinters qui contrôleront la course. Au moins jusqu'aux pavés de dimanche. Mais c'est très bien, car dimanche on arrive à Roubaix et Greg a déjà gagné Paris-Roubaix ! Vraiment, la situation est idéale.

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