29.10.2018 à 09:17

Tennis«J'espère jouer à Bercy mercredi soir»

Juste après son 9e titre à Bâle, Roger Federer a surpris tout le monde en annonçant qu’il volerait vers Paris mardi.

par
Mathieu Aeschmann, Bâle

Les heures qui suivent un titre à Bâle sont pour Roger Federer un étrange va-et-vient entre émotions fortes et réflexions intenses. En regardant les visages des ramasseurs de balles, il voit sa carrière défiler («quand ils sont rentrés pour la cérémonie protocolaire, j’ai pensé au chemin parcouru»). Et hier, la longue ovation de Saint-Jacques lui a fait monter quelques larmes finalement contenues. Mais ce bonheur doit vite laisser un peu de place à l’analyse et cette sempiternelle question: est-ce raisonnable de partir jouer le tournoi de Paris-Bercy, si proche du Masters, le dernier grand objectif de sa saison?

Depuis quelque temps, la réponse était devenue prévisible: le détour par Paris était trop risqué. Mieux valait reposer le corps et l’esprit pour basculer le plus frais possible vers l’O2 Arena de Londres. Or dimanche soir, Roger Federer a surpris tout le monde en laissant un (grand) espoir à Guy Forget. «Mon intention est de jouer Bercy. Je vais voir comment je me sens lundi puis mardi matin après une journée off. Mais j’ai réservé un vol et un entraînement mardi après-midi dans l’espoir de jouer mon premier tour mercredi soir. Voilà le plan, on verra s’il devient réalité.»

Besoin de compétition

Roger Federer au POPB, comme arbitre de luxe du duel pour la place de No 1 mondial en Nadal (7480 pts) et Djokovic (7443 pts), l’affiche fait rêver. Mais pourquoi la virée vers Paris est-elle soudain devenue envisageable? «Déjà parce que je ne me sens pas cassé. Mentalement, je suis même frais et c’est toujours 50% du chemin. Je dois dire aussi que le match de samedi m’a fait du bien. J’ai vu que je m’améliorais au fil des tours. Il y avait des années, où le repos et l’entraînement étaient la meilleure solution pour être compétitif à Londres. Là, il se pourrait bien que ce soit la compétition.»

Le public parisien aura-t-il la chance de retrouver «le Maître» mercredi soir contre le vainqueur de Tsonga-Raonic? C’est bien possible. Car si Roger Federer gère bien évidemment des petites douleurs – c’est le lot de son âge et des fins de saison – il a aussi compris que son calendrier allégé lui avait coûté un peu de coffre lors du deuxième semestre. Or rien ne vaut l’enchaînement des matches pour retrouver ce fameux «rythme de la compétition» qui sera un allié précieux au Masters.

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