Tennis: Jack Sock: «On ne retiendra pas nos coups, désolé Roger!»

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TennisJack Sock: «On ne retiendra pas nos coups, désolé Roger!»

La pression monte avant le dernier match en carrière de Roger Federer, ce vendredi soir en Laver Cup. Ses adversaires ne lui feront pas de cadeaux.

Roger Federer, qui plaisante avec l’Américain Frances Tiafoe, va vivre une soirée riche en émotions.

Roger Federer, qui plaisante avec l’Américain Frances Tiafoe, va vivre une soirée riche en émotions.

AFP

Adulé par certains, respecté par tous, Roger Federer va tirer un trait vendredi soir sur près de 25 années d’une carrière exceptionnelle dans le tennis en s’offrant comme bal d’adieu un double avec celui qui fut son plus grand rival, Rafael Nadal, à la Laver Cup, à Londres.

«Je ne sais pas si j’arriverai à gérer tout ça», a admis le Suisse, jeudi en conférence de presse, alors qu’on lui demandait s’il appréhendait la vague d’émotions qui le submergerait nécessairement à différents moments de cette journée unique.

157 finales en carrière

«J’ai eu des moments plus durs par le passé, j’ai été parfois horriblement nerveux, au cours de toutes ces années, avant des matches», a-t-il souligné. Avec 157 finales en carrière, dont 31 en Grand Chelem, pour 20 titres, dix aux Masters et même une – perdue – aux Jeux olympiques, on pourrait le penser immunisé contre le trac. Mais le fait que celui-ci n’ait jamais disparu explique sans doute sa longévité inégalée au sommet.

«Je pouvais vraiment arriver à chaque fois et dire «j’espère gagner ce tournoi» pendant, je ne sais pas, quinze ans ou plus. Cela a été un privilège», a-t-il aussi raconté.

Nœuds à l’estomac

En attendant son ultime match, Federer va revivre une dernière fois les routines qu’il a aimées autant qu’il les a détestées. «J’adore lacer mes chaussures, me préparer, mettre mon bandana (autour du front), me regarder dans le miroir (en me demandant) «C’est bon? On est prêt pour ça? OK, on y va!» Mais même si j’aime vraiment ça, je suis content de ne plus avoir à le refaire», a raconté le Suisse.

«Même si j’aime vraiment ça, je suis content de ne plus avoir à le refaire»

Roger Federer

Il a évoqué aussi «les noeuds à l’estomac, l’attente toute la journée, prendre le petit-déjeuner en me disant que j’avais encore un gros match en soirée et, oh, il reste 15 heures à attendre. C’est sympa, mais c’est stressant et les journées sont interminables». Celle de vendredi le sera assurément. Il n’entrera en lice que lors de la session du soir qui débutera à 20h00 par un match entre l’idole locale, Andy Murray, et l’Australien Alex de Minaur.

L’hommage de Nadal

Lors de la session de l’après-midi, au cours de laquelle il a remporté haut la main le concours à l’applaudimètre lors de la présentation des équipes qui a précédé les matches, ses coéquipiers ont fait le nécessaire pour le mettre dans les meilleures dispositions. Le Norvégien Casper Ruud est d’abord venu à bout de Jack Sock (6-4, 5-7, 10-7) avant que Stefanos Tsitsipas n’écrase Diego Schwartzman (6-2, 6-1).

«L’un des joueurs, si ce n’est le joueur, le plus important dans ma carrière s’en va»

Rafael Nadal

Malgré son horaire tardif, son dernier match de tennis promet d’être mémorable, en double, aux côtés de son «meilleur ennemi», Rafael Nadal. «Demain, ce sera très spécial», a aussi reconnu l’Espagnol, jeudi. «L’un des joueurs, si ce n’est le joueur, le plus important dans ma carrière s’en va. A la fin, vivre ce moment sera difficile. Mais bien sûr, je suis très excité et reconnaissant d’être avec lui», a-t-il poursuivi.

«Tout a été parfait»

Tout en mesurant l’honneur qui leur est fait de jouer ce match unique, leurs adversaires, les Américains Jack Sock et Frances Tiafoe, qui représenteront l’équipe du Reste du Monde, n’en ont pas perdu pour autant le sens de la compétition. «Cela promet d’être une soirée plus que culte et je suis fier d’y être. On va profiter du moment mais on ne retiendra pas nos coups, désolé Roger», a lâché Sock, au risque de gâcher la fête.

«Quoi qu’il arrive, ces gars ne seront pas les méchants dans l’histoire», les a défendus par avance John McEnroe, leur capitaine pour l’occasion. «Ce qui compte, c’est de célébrer tout ce que Roger a réalisé dans sa carrière. Qui gagnera ou perdra, je pense que c’est totalement secondaire», a-t-il ajouté. Après la balle de match, le résultat s’effacera rapidement derrière quelque chose de bien plus fort mêlant humain, sport et histoire et la tristesse n’écrasera pas tout.

«On veut toujours jouer pour toujours. J’adore être sur le court, j’adore jouer contre les gars, j’adore voyager. Je n’ai jamais trouvé cela difficile pour moi, que je gagne ou que j’apprenne de mes défaites, tout a été parfait, j’ai adoré ma carrière», avait assuré Federer. «Tout le monde doit quitter la compétition un jour. Cela aura été une aventure vraiment, vraiment formidable. Et pour ça, oui, je suis extrêmement reconnaissant», avait-il conclu.

Match interrompu

Le deuxième match de la Laver Cup opposant Stefanos Tsitsipas à Diego Schwartzman vendredi à Londres a été brièvement interrompu après l’irruption sur le court d’un militant qui a tenté de mettre le feu à son bras pour protester contre le recours aux jets privés.

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Le Grec venait de remporter le premier set 6-2 et les joueurs étaient sur le banc de leurs équipes respectives quand un jeune homme, vêtu d’un tshirt avec l’inscription «Mettez fin aux jets privés au Royaume-Uni» s’est précipité vers le filet. Il s’est assis au milieu du court avant de mettre apparemment le feu à une substance inflammable sur son bras, mais les flammes ont été vite éteintes et le jeune homme a été évacué par la sécurité.

Les officiels ont brièvement vérifié que la surface du court n’avait pas été abîmée et le jeu a pu reprendre sans délai, Tsitsipas finissant son oeuvre en remportant le deuxième set 6-1 pour donner un avantage de 2-0 à l’équipe européenne face au Reste du Monde.

(AFP)

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