Jack Sparrow s’invite à la fête des pirates
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Jeu vidéoJack Sparrow s’invite à la fête des pirates

Depuis mardi dernier, l’univers des «Pirates des Caraïbes» a rejoint celui du jeu «Sea of Thieves». Des bugs viennent ternir l’expérience.

par
Jean-Charles Canet
Jack Sparrow, un âpre au gain à délivrer dans le premier chapitre de «Une vie de pirate». Avec un doublage qu’on jurerait être celui de Johnny Depp (ce n’est pas le cas).

Jack Sparrow, un âpre au gain à délivrer dans le premier chapitre de «Une vie de pirate». Avec un doublage qu’on jurerait être celui de Johnny Depp (ce n’est pas le cas).

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Sorti en mars 2018 mais toujours vivace, le jeu Xbox et PC «Sea of Thieves», conçu par les Anglais du studio Rare, permet à une communauté florissante de gamers d’écumer une mer infestée de pirates et de boucaniers en quête de trésors, de beuveries et d’épiques batailles navales. Suite à un accord avec Disney, le jeu permet, depuis mardi dernier, de se plonger dans une aventure dans lequel l’univers des «Pirates des Caraïbes» entre en collision avec celui de «La mer des voleurs».

Pour la vivre, il suffit de prendre langue avec une mystérieuse naufragée, la première que l’on rencontre dans un des avant-postes (non sans avoir préalablement sélectionné le premier livre des aventures proposées sur l’étagère à ses côtés, sinon on tourne en rond). Cette petite manœuvre ouvre en effet la voie vers la plus ambitieuse quête narrative jamais intégrée à l’univers quasi persistant.

La donzelle parle, un portail s’ouvre à quelques encâblures, on prend les voiles, on traverse et on se retrouve immergé dans un monde entre la vie et la mort dans lesquelles les âmes des pirates déchus errent. Cette voie royale est composée de petites énigmes à résoudre, dans laquelle un hommage charmant aux célèbres attractions des parcs Disney est rendu. À son terme, il nous est donné de rencontrer le capitaine Jack Sparrow qui, une fois de plus, est le grand responsable d’un chaos à venir.

Majeur, cet «add-on» l’est parce que, pour la première fois, le jeu se pare d’une composante narrative poussée, praticable sereinement par les joueurs solitaires (sans exclure la possibilité de jouer en coopération qui fait partie de son ADN). Autrement dit, il s’agit d’un point d’entrée rassurant pour les nouveaux venus qui, sinon, se trouvent propulsés dans un bac à sable intimidant car peuplé de vétérans pas toujours bienveillants.

Un mariage qui fait sens

C’est avec donc avec un plaisir non dissimulé qu’on s’est plongé dans l’aventure et nos premiers pas furent remplis de satisfactions. L’humour bon enfant propre au studio Rare se marie à la perfection à la fantaisie des films Disney. On parle ici des trois premiers longs-métrages et pas du très décevant quatrième. Le mariage n’est pas de raison, il fait sens.

Notre satisfaction ne s’en est pas moins fracassée sur un gros mur, rencontré lors du deuxième chapitre se situant dans un abysse peuplé de sirènes. Là, on s’est retrouvé prisonnier dans une zone caverneuse immergée, bien incapable de trouver la porte de sortie même en déclenchant les mécanismes censés débloquer la situation. Après avoir envisagé l’idée d’un bug, on penche plutôt pour des lacunes de finition, de lisibilité. Et on vous épargne diverses autres contrariétés, vécues dans cette seule zone avec certains joueurs plus intéressés à mettre des bâtons dans les roues que de vivre leur propre quête.

Cet incident de parcours a aussi mis en lumière quelques choix inhérents au jeu en matière de points de sauvegarde automatiques qui, lorsqu’ils fonctionnent mal, transforme la contrariété en frustration. Quoi de plus agaçant, en effet, que ce doute permanent lorsqu’on bute sur une difficulté sans pouvoir clairement déterminer s’il s’agit d’une malfaçon ou d’une épreuve voulue par les développeurs.

On persistera afin de tenter de circonscrire cette mauvaise impression.

La saison 3 de «Sea of Thieves» est active depuis le 22 juin 2021. Elle est gratuite pour les propriétaires du jeu ou les abonnés au Game Pass de Microsoft. On vous conseille de la tenter mais, pour l’heure, à vos risques et périls.

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