Football: Jacobaccci: «Le FC Sion s'est nourri de ses peurs»
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FootballJacobaccci: «Le FC Sion s'est nourri de ses peurs»

L'entraîneur du club valaisan aborde sereinement la nouvelle saison. Selon lui, son équipe a beaucoup appris des tensions du printemps.

par
Blaise Craviolini
Crans-Montana
Maurizio Jacobacci: «Sion reste sur trois matches et neuf points en championnat, il y a là un élan à poursuivre.»

Maurizio Jacobacci: «Sion reste sur trois matches et neuf points en championnat, il y a là un élan à poursuivre.»

Keystone

Sans son président Christian Constantin, qui avait d'autres chats à fouetter, le FC Sion a tenu sa traditionnelle conférence de presse d'avant-saison à Crans-Montana, où il prend généralement ses quartiers estivaux depuis quatre décennies. L'occasion de faire le point avec Maurizio Jacobacci, maintenu à son poste d'entraîneur après avoir sauvé miraculeusement son équipe des affres de la Challenge League.

- La saison passée, en arrivant en cours d'exercice, vous avez subi le contingent, alors que là, vous êtes en train de le façonner. Une sacrée différence, non?

C'est vrai qu'être présent dès le début d'une aventure permet de mettre en place pas mal de choses à sa «sauce» plutôt qu'à celle de son prédécesseur. Et ce dès la préparation estivale. Courir sans ballon, c'est chiant, je sais, mais ça forge le caractère. On n'est pas ici à Crans-Montana que pour progresser physiquement et techniquement, on est aussi là pour travailler mentalement, pour apprendre à mieux se connaître.

- Vous paraissez optimiste, serein...

On s'est nourris de nos peurs du printemps dernier. Quand on passe si près du gouffre, on apprend beaucoup. Sion reste sur trois matches et neuf points en championnat, sur un printemps fructueux. Il y a là un élan à poursuivre, une dynamique à intensifier.

- Vous avez beaucoup appris, soulignez-vous. Quoi, concrètement?

A être solidaires, à accepter la bagarre, à repousser nos limites individuelles et collectives. Sans ces vertus, nous ne serions plus en Super League aujourd'hui. Des gars comme Carlitos ou Kasami ont joué sur une seule jambe contre Saint-Gall et ils ont été décisifs. En serrant les dents pour l'intérêt du groupe, quitte à aggraver leur blessure, ils ont appliqué cet esprit de gagneur qui est prioritaire chez moi.

- Votre objectif est-il de ne pas revivre le même scénario à suspense que la saison passée?

Je n'ai pas d'objectif particulier sinon que de continuer à inculquer cet état d'esprit de la gagne.

- Oui, mais si vous, vous n'avez pas d'objectif particulier, quelqu'un d'autre, du côté de Martigny, le fixe forcément pour vous…

J'ai mes objectifs, mes envies et mes intuitions, mais je les dévoilerai lorsque je pourrai mesurer plus précisément la valeur du groupe à disposition.

- Quid du contingent, justement? Vous venez de perdre Matheus Cunha…

C'est une grosse perte, effectivement, mais je suis fier pour lui. Ce transfert rejaillit aussi sur le tout le groupe. L'ossature de l'équipe est restée – à nous d'en faire un atout – et nous avons intégré quelques jeunes, mais j'espère encore avoir quelques renforts, deux-trois gars d'expérience pour continuer à bonifier le groupe.

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