Football: J’adore notre Noël en chansons
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FootballJ’adore notre Noël en chansons

Ces moments en famille me font du bien, car je n’y suis jamais considéré comme le gardien du Borussia Mönchengladbach.

par
Yann Sommer
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En Bundesliga, nous avons la chance d’avoir une trêve de deux semaines à Noël, et cette année j’étais particulièrement heureux de partir en vacances. Notre premier tour difficile a plongé le club dans une ambiance crispée. Le doute s’était installé dans les têtes, l’équipe n’osait plus jouer, et tout le monde réfléchissait trop; moi le premier. Il était donc important de retrouver la famille et les amis pour changer d’univers, couper avec ce quotidien devenu pesant.

J’ai d’abord passé Noël à Bâle, en famille. Chaque année, nous nous retrouvons dans la maison de l’une de mes tantes pour une grande fête avec tous mes cousins. J’adore l’ambiance de cette soirée. Nous sommes environ vingt-cinq, on discute, on rigole et tout le monde passe en cuisine pour donner un coup de main. Avec une telle tablée, nous choisissons un menu simple mais toujours très réussi. Cette année, c’était chili con carne.

Et puis je viens d’une famille de musiciens. L’un s’installe au piano, l’autre joue de la guitare, et tout le monde se met à chanter. J’ai même un cousin qui vient de sortir son premier single (Max Apollo – Lucid). Ces moments en famille me font du bien car je n’y suis jamais considéré comme le gardien du Borussia Mönchengladbach, celui que l’on critique ou que l’on flatte. Je suis juste Yann, relax, moi-même. Personne ne parle de foot autour de moi. Et ces quelques jours à Bâle jouent un rôle de sas idéal pour faire redescendre la pression et vraiment me relâcher.

Je ne peux pas m’empêcher de m’entretenir physiquement. En fait, mon corps est un peu drogué à l’effort.

Yann Sommer

Ensuite nous sommes partis huit jours en Thaïlande avec ma copine. Le soleil, la plage, les bons petits plats, la formule est connue. Elle fait du bien. Mais, en même temps, je ne peux pas m’empêcher de m’entretenir physiquement. En fait, mon corps est un peu drogué à l’effort. Après cinq jours de pause, il réclame un footing, une partie de tennis ou du stretching. Si je ne bouge pas, je perds un peu l’appétit ou dors moins bien. C’est une question d’équilibre.

Nous sommes depuis vendredi soir en camp d’entraînement à Marbella. C’est le cadre idéal pour faire connaissance avec notre nouveau coach (Dieter Hecking). Qui dit nouveau coach dit discours différent, nouveaux exercices à l’entraînement. Ce changement va nous faire du bien. Mes premières impressions sont bonnes. L’homme est agréable et motivant, ses séances sont intéressantes. Après mes vacances réparatrices, son arrivée me donne envie de croquer dans la nouvelle année à pleines dents.

J’en profite d’ailleurs pour vous souhaiter à tous une santé de fer, un peu de chance et plein de jolis petits moments pour 2017!

Cette chronique est assurée en alternance par Timea Bacsinszky, Alan Roura, Lara Gut, Mark Streit et Yann Sommer.

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