Football: «J’ai crié six fois: «fais faute», «mais fais faute»…»
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Football«J’ai crié six fois: «fais faute», «mais fais faute»…»

Au lendemain de l'issue cruelle du derby pour Xamax (1-0 pour Sion), Stéphane Henchoz déplore la naïveté de ses joueurs. Le coach veut s'inspirer des «remontadas» européennes pour continuer d'y croire.

par
N.JR
A Tourbillon, Stéphane Henchoz a pleinement vécu le derby romand. Mais à la 93e minute, ses données d'ordre allaient rester lettre morte...

A Tourbillon, Stéphane Henchoz a pleinement vécu le derby romand. Mais à la 93e minute, ses données d'ordre allaient rester lettre morte...

Keystone

«Si l’on voulait être maître de notre destin, il fallait absolument l’emporter. Là, un point, c’était déjà vraiment le minimum…» Mais Stéphane Henchoz et NE Xamax, mercredi soir à Tourbillon, ont finalement tout perdu suite à une accélération de Jared Khasa (93e, 1-0, but de Toma). Une issue cruelle pour une équipe qui, quatre jours plus tôt, avait déjà craqué contre Zurich en encaissant deux buts en moins de 10 minutes. «C’est un nouveau gros coup derrière la tête, reconnaît le coach de la Maladière. On a livré une performance qui méritait un autre dénouement...»

Sur l’action de la dernière seconde offrant les trois points aux Valaisans, le visiteur neuchâtelois s’est fait surprendre, ce qui n’aurait jamais dû se produire. Et c'est ce qui agace le plus le successeur de Decastel. «Encaisser un tel but, à 10 secondes de la fin, ne devrait jamais se produire. C’est de la pure naïveté. En pareille situation, on doit faire ce que l’on ne doit pas faire en football: une faute, n’importe laquelle mais une faute pour stopper l'action et arrêter le jeu, c’est aussi simple que ça. Ce n’est pourtant pas faute de l’avoir hurlé aux gars. J’ai crié six fois: «fais faute», «mais fais faute»…»

Mais ni Pickel, le premier concerné au départ du mouvement, ni Djuric, ni Kamber n’ont écouté les doléances verbales de leur entraîneur.

Voici donc Xamax plus que jamais en position de barragiste, ce qui représente déjà un formidable exploit pour l’ancienne lanterne rouge du championnat. «Il y a deux mois, reprend son coach, on aurait immédiatement signé pour être barragiste à deux journées de la fin. Il reste deux matches (ndlr: contre Lugano à domicile et Bâle à l’extérieur) que l’on veut gagner. On est parfaitement capable de battre Lugano chez nous et d’aller ensuite gagner à Bâle. Qui pensait que l’on dominerait Young Boys par exemple?»

Les toutes récentes «remontadas» de Liverpool (devant Barcelone) et de Tottenham (contre Ajax Amsterdam) sont autant de motifs d’espoir pour le technicien xamaxien. «Pas besoin de remonter 40 ans en arrière. Ce qui semblait impossible au départ, deux équipes viennent de le réaliser en demi-finales de la Ligue des champions. Sur 100 personnes, personne n’y avait pourtant cru sans doute au coup d'envoi. Or si l’on fait encore 6 points, on passe à 42 points. Et il possible dans ce cas-là qu’une autre équipe se retrouve à 41, donc derrière nous…»

Pour l'ancien joueur des Reds, la finale de Madrid s'éloigne

En cas de participation de Xamax aux barrages prévus les 30 mai et 2 juin comme on le pressent désormais fortement, Stéphane Henchoz devrait renoncer à se rendre à Madrid pour assister le 1er juin à la finale anglaise des champions entre Liverpool et Tottenham. «A chaque finale, Liverpool invite tous ses anciens joueurs», précise l’ancien défenseur des Reds. Avant de conclure : «Ce qui me coûterait le plus, ce serait de ne pas accrocher la 8e place. Ce ne serait pas de ne pas pouvoir me rendre à Madrid…»

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