Football: «J’ai envie d’aller chercher le titre de meilleur buteur»
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Football«J’ai envie d’aller chercher le titre de meilleur buteur»

L’attaquant centrafricain Louis Mafouta, auteur de deux buts samedi lors de la victoire de NE Xamax contre Winterthour, espère continuer sur sa lancée, dès ce mardi soir à Aarau (18h15).

par
Simon Meier
Un geste devenu familier pour Louis Mafouta.

Un geste devenu familier pour Louis Mafouta.

Freshfocus

Louis Mafouta, honnêtement, que se passait-il dans votre tête samedi après 59 minutes, alors que Xamax était mené 0-1 par Winterthour sur son terrain?

Il y avait un gros sentiment de révolte, après le but que nous venions d’encaisser (ndlr: à la 49e). On ne pouvait pas laisser cette équipe de Winterthour mener à la Maladière et s’imposer comme ça, en déroulant son jeu. Alors on a réagi. Nous savions que nous pouvions mettre tous les ingrédients qu’il fallait pour retourner ce match, et nous l’avons fait.

L’ingrédient principal, avec vos deux buts (60e et 68e) et votre passe décisive pour Nuzzolo entre deux (63e), c’était vous, non?

Oui, on peut dire ça comme ça sur ce match, même si c’est le travail de toute une équipe qui nous a permis de revenir dans ce match. Vous savez, quand on ne reçoit pas de ballons, Nuzzolo et moi on ne peut rien faire. Là, j’ai eu la chance d’être au bon moment au bon endroit, et j’ai su la saisir.

«Si nous gagnons mardi soir à Aarau, alors on pourra parler de petit déclic. Nous l’espérons tous»

Louis Mafouta, attaquant de NE Xamax

Cette victoire peut-elle servir de déclic avant le déplacement à Aarau, ce mardi soir (18h15)?

Disons qu’on doit aborder cette rencontre sur les mêmes bases que face à Winterthour. Nous devrons nous montrer solides derrière, même s’il y a pas mal d’absents en défense - nous avons confiance en ceux qui les remplaceront. Nous devrons être déterminés, effectuer les bonnes courses, jouer juste et, surtout, mettre le ballon au fond. Je ne sais pas si on peut déjà parler de déclic mais, si nous gagnons à Aarau, alors on pourra parler de petit déclic. Nous l’espérons tous.

Xamax vit jusque là une saison sombre, au niveau des résultats. C’était dans la tête, ou l’équipe avait-elle besoin de temps au niveau des automatismes?

Le football, ça se joue en grande partie dans les têtes. Jusqu’ici, lorsque nous encaissions un but, nous avions tendance à plonger au niveau du moral. C’est aussi pour ça que la réaction contre Winterthour nous a fait du bien: nous sommes revenus après avoir été menés. Trois buts en dix minutes, ce n’est pas rien. Après, c’est sûr qu’il y a toujours besoin de temps pour s’adapter, lorsqu’il y a beaucoup de nouveaux joueurs. En ce sens, et au niveau tactique aussi, la venue de l’entraîneur Andrea Binotto nous a été favorable.

A titre plus personnel, avec vos six buts et trois passes décisives en 18 matches, vivez-vous à 26 ans la meilleure saison de votre carrière?

Je ne le dirais pas comme ça, parce que Xamax joue pour obtenir le maintien, chose que je n’avais encore jamais connue. Et statistiquement, ma meilleure saison, c’était l’année dernière avec 18 buts en 24 matches avec le Racing Club de Grasse.

«C’est peut-être ma meilleure saison sur le plan personnel. Mais elle ne sera bonne que si Xamax se maintient»

Louis Mafouta, attaquant de NE Xamax

Mais c’était en National 2, soit la 4e division française. Le niveau général n’est-il pas meilleur en Challenge League?

Oui, à mes yeux, la Challenge League est bien plus performante au niveau physique, c’est un championnat de meilleure qualité sur le plan tactique aussi. En ce sens, vous avez raison: c’est peut-être ma meilleure saison. Mais elle ne sera bonne que si Xamax se maintient. Et d’un côté plus personnel, tout en restant humble, je veux me montrer ambitieux. J’ai envie d’aller chercher le titre de meilleur buteur du championnat. C’est jouable (ndlr: six joueurs le devancent actuellement, dont l’Uruguayen de Schaffhouse, Rodrigo Pollero, leader avec dix buts).

Et la sélection centrafricaine, pour laquelle vous avez joué à huit reprises et qui doit reprendre les qualifications pour la CAN le 26 mars prochain au Burundi, vous y pensez?

J’espère bien y être, oui. Pour moi comme pour tout joueur, être appelé en sélection nationale constitue une grosse fierté. Le 26 mars, ça va vite arriver mais, d’un autre côté, c’est encore bien loin. Je n’ai pas encore la tête à ça, parce qu’avant, il y a d’autres échéances très importantes avec Neuchâtel.

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