Brésil - Jair Bolsonaro écarte tout risque de coup d’Etat

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BrésilJair Bolsonaro écarte tout risque de coup d’État

Dans une interview, Jair Bolsonaro a assuré qu’il ne ferait rien pour «empêcher» la présidentielle en 2022 et qu’il n’y avait «aucun risque de coup d’État» au Brésil.

La crise institutionnelle au Brésil a atteint son apogée le 7 septembre, quand Jair Bolsonaro a menacé la Cour suprême en haranguant des dizaines de milliers de manifestants massés pour lui apporter leur soutien. «J’ai un peu exagéré dans mes propos», a-t-il admis dans l’entretien à «Veja».

La crise institutionnelle au Brésil a atteint son apogée le 7 septembre, quand Jair Bolsonaro a menacé la Cour suprême en haranguant des dizaines de milliers de manifestants massés pour lui apporter leur soutien. «J’ai un peu exagéré dans mes propos», a-t-il admis dans l’entretien à «Veja».

AFP

«De mon côté, il n’y a aucun risque de coup d’État», a martelé Jair Bolsonaro lors dune interview au ton conciliant, parue vendredi dans l’hebdomadaire «Veja». «Mais de l’autre, il y a toujours cette possibilité», a ajouté le président d’extrême droite brésilien, évoquant les «plus de 100 demandes de destitution» déposées à la Chambre des députés, notamment en raison de sa gestion de la pandémie de coronavirus. Celle-ci a été jugée «criminelle» par l’opposition et irresponsable par la plupart des scientifiques.

Sa destitution, jugée peu probable à ce stade par les analystes, équivaudrait, selon lui, à un coup d’État. La crise institutionnelle au Brésil a atteint son apogée le 7 septembre, quand Jair Bolsonaro a menacé la Cour suprême en haranguant des dizaines de milliers de manifestants massés pour lui apporter leur soutien, à Brasilia et à São Paulo.

Il se rétracte

«J’ai un peu exagéré dans mes propos», a-t-il admis dans l’entretien à «Veja», comme il l’avait déjà fait au surlendemain des manifestations. Dans une déclaration écrite, il avait alors tenté de calmer le jeu en assurant qu’il ne voulait «menacer aucun pouvoir» et que ses attaques contre la Cour suprême avaient été prononcées «dans le feu de l’action».

«Aujourd’hui, des études montrent que ceux qui meurent le plus du coronavirus sont les obèses et ceux qui ont peur.»

Jair Bolsonaro, président brésilien

Mais Jair Bolsonaro a dit à «Veja» qu’il savait que ses partisans espéraient une action plus énergique, voire un putsch, pour renforcer son pouvoir. «Ils auraient voulu que je foute tout en l’air, que j’agisse en dehors du cadre de la Constitution. Vous imaginez les problèmes si j’avais tout foutu en l’air?» a demandé le président.

Le 7 septembre, Jair Bolsonaro avait également menacé de ne pas reconnaître l’élection présidentielle de 2022, qui serait, selon lui, «une farce» en cas de maintien du système de vote électronique, en vigueur depuis 1996, propice selon lui aux fraudes. Mais il s’est rétracté dans l’entretien à «Veja»: «Ne vous inquiétez pas, l’élection aura bien lieu, je ne vais pas l’empêcher.»

«Pas la moindre erreur» à propos du Covid

Le président brésilien, qui est au plus bas dans les sondages, avec une cote de popularité à 22%, est donné largement perdant face à son ennemi juré, l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, au scrutin d’octobre 2022. «On n’a jamais la paix dans ce boulot. Une de mes seules satisfactions, c’est de savoir qu’il n’y a pas de communiste assis sur ce fauteuil de la présidence», a-t-il lancé.

«Une de mes seules satisfactions, c’est de savoir qu’il n’y a pas de communiste assis sur ce fauteuil de la présidence.»

Jair Bolsonaro

Jair Bolsonaro a également réitéré qu’il n’avait «pas commis la moindre erreur» dans la gestion de la crise sanitaire, qui a fait près de 600’000 morts au Brésil. «J’ai été critiqué quand j’ai dit que rester chez soi n’était pas la solution. Aujourd’hui, des études montrent que ceux qui meurent le plus du coronavirus sont les obèses et ceux qui ont peur. Tout le monde a pris du poids en restant à la maison», a-t-il affirmé.

Pour lui, la Commission d’enquête du Sénat qui se penche sur les «omissions» du gouvernement dans cette gestion de la pandémie n’a «aucune crédibilité». «L’histoire montrera que les mesures que nous avons prises ont sauvé les gens», a résumé le président, qui vante toujours l’inefficace hydroxychloroquine et refuse d’être vacciné.

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