07.08.2013 à 09:41

Tensions«Je dis à Poutine: la Guerre froide, c'est du passé»

Le président américain Barack Obama a confirmé mardi qu'il se rendrait en Russie cet automne pour un sommet du G20.

Barack Obama avec Jay Leno.

Barack Obama avec Jay Leno.

Keystone

Il a par ailleurs critiqué les pays adoptant des lois homophobes après la mise en oeuvre par la Russie de mesures sanctionnant la «propagande» gay.

Au sujet de l'affaire Snowden, le président américain qui s'exprimait sur la chaîne de télévision NBC a estimé que la Russie retombait parfois dans un style de mentalité en vigueur pendant la Guerre froide.

«Je dis au président Poutine: tout cela, c'est du passé, nous devons penser à l'avenir», a-t-il affirmé, ajoutant: «Il n'y a aucune raison pour que nous ne puissions pas coopérer de façon plus efficace».

Le chef de la Maison blanche n'a en revanche pas évoqué un possible tête-à-tête envisagé avec Vladimir Poutine en marge du somme du G20.

Pendant l'interview, Barack Obama est aussi revenu sur la menace ayant conduit les Etats-Unis à fermer un certain nombre d'ambassades dans le monde arabo-musulman et a qualifié celle-ci d'importante.

«Cela nous rappelle que pour tous les progrès que nous avons faits (...) cet extrémisme, radical, violent, est toujours là», a souligné le président américain. «Il nous faut rester au-dessus de lui», a-t-il ajouté.

«Aucune tolérance» pour les pays homophobes

Barack Obama a par ailleurs critiqué les pays qui adoptent des lois discriminantes contre les homosexuels, après l'adoption par la Russie de mesures sanctionnant la «propagande» gay.

Une loi promulguée par Vladimir Poutine a introduit des amendes atteignant 5000 roubles (192 francs suisses) pour les citoyens qui diffusent des informations à des mineurs «dont l'intention est de faire naître des formes de sexualité non-traditionnelles» ou qui pourraient entraîner la «compréhension déformée» selon laquelle relations homosexuelles et hétérosexuelles seraient «socialement équivalentes».

«Je n'ai aucune tolérance pour des pays qui essayent de traiter les gays, les lesbiennes ou les personnes transgenres d'une manière qui les intimide ou qui leur fait du mal», a-t-il déclaré répondant, tard dans la soirée, à une question sur l'adoption de la loi russe.

Peine capitale en Ouganda

«Que vous discriminiez pour des motifs de race, de religion, de genre ou d'orientation sexuelle, vous violez la morale de base qui je pense devrait transcender chaque pays», a ajouté Barack Obama.

«La Russie n'est pas la seule à adopter de telles lois», a-t-il noté, faisant référence sans les nommer à des pays d'Afrique qui «d'une manière ou d'une autre persécutent les gays et les lesbiennes». L'Ouganda a défrayé la chronique en proposant une mesure, jamais entérinée, qui exige la peine capitale pour «homosexualité aggravée».

Conférences «embarrassantes»

«Cela donne parfois des conférences de presse embarrassantes», a affirmé Barack Obama, ajoutant: «Mais je pense que l'essentiel est de faire en sorte que ces personnes soient traitées équitablement et avec justice».

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!