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Véronic DiCaire«Je n'ai eu qu'un seul amoureux»

L'imitatrice s'est confiée sur sa vie de couple et sa famille avant ses trois spectacles à Genève et à Morges en mars.

par
Trinidad Barleycorn
Lionel Flusin

Il ne reste plus qu'une poignée de billets pour voir Véronic DiCaire en mars: le succès de l'imitatrice Franco-Ontarienne de 38 ans n'est plus à démontrer. La protégée de Céline Dion retrouvera la Suisse avec joie: le siège de sa fondation européenne pour soutenir les jeunes artistes est à Genève.

Véronic DiCaire, qui êtes-vous?

C'est difficile de se décrire… J'ai les cheveux blonds, les yeux bleus. Je suis imitatrice, chanteuse, peintre à mes heures et surtout une grande rêveuse.

Votre premier souvenir?

C'est un beau souvenir… Je devais avoir 2 ans. Ma mère m'avait habillée avec une robe rouge. C'était l'été, j'étais dans les bras de mon père. Je me sentais bien.

Etiez-vous un enfant sage?

Oui, obéissante mais obstineuse (sic). J'étais sage, mais je savais très bien ce que je voulais. La réponse non n'a jamais été une option pour moi, au grand désespoir de mes parents. Ma nièce est pareille que moi. Ça m'exaspère (rires). Mes pauvres parents… je le réalise aujourd'hui.

Enfant, de quoi aviez-vous peur?

J'étais assez peureuse en général. J'étais sûre qu'un monstre vivait sous mon lit, je prenais mon courage à deux mains et je courais allumer la lumière (rires). J'avais aussi très peur de perdre ma famille, mon frère cadet, Etienne. Je l'aime beaucoup.

Dans l'enfance, quel fut votre plus grand choc?

Un accident de mon frère quand j'avais 9-10 ans. Il était tombé dans les escaliers du sous-sol, la tête la première. Il a eu une fracture, une commotion. Mon père a crié: «Etienne!» Je n'ai jamais entendu un tel cri. Ma mère ne pouvait pas me calmer. L'accident a été un tel choc, j'en ai été malade.

Votre mère vous disait-elle «je t'aime»?

Oh, mon Dieu, oui! On n'a jamais eu de problème à se dire qu'on s'aime dans ma famille. On le dit beaucoup. Surtout quand on s'éloigne.

Comment avez-vous gagné votre premier argent?

J'étais gardienne d'enfants dès que j'ai eu l'âge légal, vers 12-13 ans. Adolescente, j'ai aussi travaillé en tant que monitrice en été.

Que vouliez-vous devenir?

Vers 2-3 ans, je voulais être princesse. Mais à part cela, depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours voulu être chanteuse. Ma mère dit que j'imitais déjà les gestes des chanteuses à la télévision vers 4-5 ans.

L'amour pour la première fois, c'était quand et avec qui?

Avec Rémon (ndlr: Rémon Boulerice, son conjoint et manager) quand j'avais 15 ans. Je suis tombée en amour immédiatement en le voyant, un vrai coup de foudre. Vingt-trois ans après, on est toujours ensemble. Il a été mon seul amoureux. Nos familles aimeraient qu'on ait des enfants. On le fera probablement un jour.

Pour vous, c'est quoi, le vrai bonheur?

La simplicité, les petites choses. Etre bien dans le confort, la famille, être avec ses proches. Si je suis heureuse? Oui, tout à fait!

Quelle est la plus belle de vos qualités?

Je suis très sensible, donc je saisis bien les émotions des autres. J'essaie d'être à l'écoute de ça.

Votre plus grand regret?

Je n'en ai pas. Ça non! Chaque expérience m'a fait grandir. C'est un peu cliché de le dire, mais c'est vrai. Je pourrais chanter «Je ne regrette rien»! Chaque petit échec, et je n'en ai pas eu beaucoup, m'a rendue plus forte.

Avez-vous déjà volé?

Non! Oh non! Même pas un crayon de couleur. Jamais! Par peur qu'on me voie.

Avez-vous déjà tué?

A part des bestioles, non.

Si vous aviez le permis de tuer quelqu'un, qui serait-ce?

Tuer, j'en serais incapable. Je pense que j'irais plutôt dans la torture dans le cas où quelqu'un aurait fait du mal à un enfant. Pour lui faire ressentir le mal qu'il a fait.

Avez-vous déjà payé pour l'amour?

Non.

Avez-vous déjà menti à votre mari?

Non, car je suis incapable de mentir. Je ris tout de suite. Avec Rémon, on se connaît tellement qu'il le saurait immédiatement. Il voit immédiatement si je mens même en disant: «Non, je n'ai pas mangé le dernier biscuit!» (Rires.)

Avec qui aimeriez-vous passer une agréable soirée?

Avec des gens qui ne sont plus là: Elvis, Marilyn Monroe, JFK. Ils pourraient me raconter ce qui leur est vraiment arrivé. Je suis toujours curieuse de saisir l'histoire de chacun.

Qui trouvez-vous sexy?

Les gens atypiques. Je suis attirée par l'intelligence, la culture, le bagage d'une personne. C'est ce qui me séduit. Ce n'est pas nécessairement physique.

Pourquoi avez-vous pleuré la dernière fois?

Quand je suis allée voir le spectacle de Florence Foresti. Il faut le voir! Elle m'a eue avec la fin. C'est très émouvant. J'étais fière d'être une femme et de faire ce métier.

De quoi souffrez-vous?

D'hypersensibilité. Je dois faire attention, car ça vient me chercher par surprise.

Croyez-vous en Dieu?

Je crois en quelque chose de plus puissant que nous. Je ne sais pas comment il s'appelle: Dieu, Allah… je l'ignore. C'est une force qui s'occupe de nous.

Quel est votre péché mignon?

Je suis épicurienne et j'adore manger. Je suis une grande consommatrice de livres de recettes. Je cuisine beaucoup. J'adore les mijotés quand il fait froid chez nous, au Canada.

Les objets culturels que vous emporteriez sur une île déserte?

J'espère surtout qu'il y aurait de l'électricité pour pouvoir brancher ma musique (rires). J'emporterais aussi de quoi peindre ainsi qu'un appareil photo. Et le livre «L'alchimiste», de Paulo Coelho, qui m'a beaucoup influencée. Ça me donnera du courage.

Combien gagnez-vous par an?

Je ne le sais même pas. C'est Rémon qui s'occupe des finances. Je gagne bien ma vie, assez pour me permettre de gâter ma famille, de les inviter là où je vais, à Paris, à Genève, ou pour qu'ils viennent me voir à Las Vegas (ndlr: elle joue son spectacle au Bally's depuis deux ans et a resigné pour 2015).

Pensez-vous que vous gagnez assez par rapport au travail que vous fournissez?

Oui, mais pas quand je viens en France par exemple et que les passages à la télévision ne sont pas rémunérés. Je trouverais normal que ce soit payé: on sert les producteurs et on pratique notre art. Au Canada, dès qu'on pratique son art, on est payé. Cela n'a pas besoin d'être beaucoup, mais quelque chose au moins.

Qui sont vos vrais amis?

Des gens qui ne sont pas connus, qui mènent une vie normale et avec qui j'aime partager une bonne bouffe, un bon verre de vin. Avec qui on parle de tout, sauf de mon métier, qui ne les impressionne pas. Ça me permet de décrocher.

Que souhaitez-vous à vos pires ennemis?

Oh, my God! Je n'ai pas d'ennemis, enfin j'espère! Je pense que la vie s'occupe bien de ceux qui ont dit ou fait des choses mauvaises. Je lui fais confiance.

Qui aimeriez-vous voir répondre à ce questionnaire?

Si on pouvait, Dalida. J'aimerais savoir qui elle aurait aimé tuer si elle avait eu un permis de tuer, par exemple.

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