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Interview«Je ne peux pas en vouloir à mes gens»

Une semaine après la prise en chasse de cambrioleurs à 170 km/h sur l’A1, le commandant de la police vaudoise explique cette intervention hors norme.

par
Benjamin Pillard
Selon le commandant Jacques Antenen, intercepter un véhicule en fuite constitue une intervention potentiellement dangereuse.

Selon le commandant Jacques Antenen, intercepter un véhicule en fuite constitue une intervention potentiellement dangereuse.

Andrée-Noëlle Pot

Un feu rouge grillé, un slalom sur près de 20 km un samedi après-midi sur l’autoroute – en faisant notamment usage de la bande d’arrêt d’urgence –, une voiture emboutie à 170 km/h et ses deux occupants, un père et son fils de 13 ans, victimes du coup du lapin, quatre coups de feu tirés et un autre véhicule percuté à la suite d’un tête-à-queue… La folle course-poursuite du 29 mars sur l’A1, qui s’est soldée par l’interpellation des fuyards, soulève la question de la proportionnalité de l’intervention; les deux chauffards n’étant que de simples cambrioleurs, repartis bredouilles d’une ferme à Oulens-sous-Echallens (VD) après avoir été surpris par le propriétaire.Le commandant de la police vaudoise Jacques Antenen explique les raisons de cet engagement inédit.

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