14.07.2012 à 09:39

Cannibal Holocaust«Je ne suis pas le pape de l'horreur»

Mémoire vivante du cinéma de genre italien, Ruggero Deodato est devenu mondialement célèbre avec «Cannibal Holocaust», l’un des films les plus censurés de l’histoire.

par
Jean-Philippe Bernard

A72?ans, Ruggero Deodato respire le cinéma. Voisin du grand Roberto Rossellini durant les années 1950, il a été son assistant sur sept films. «Rossellini est mon maître. A ses côtés, j’ai appris le réalisme. La technique, c’est Carlo Ludovico Bragaglia qui me l’a enseignée. Avec Sergio Corbucci, j’ai découvert le montage…» Avec un soin maniaque du détail et une verve toute latine, Deodato, de passage à Neuchâtel dans le cadre du NIFFF, chante le cinéma italien, son sens du charnel et de la tragédie. Et son évocation d’un Sergio Leone en train de badigeonner de l’huile d’olive sur le chapeau de Clint Eastwood afin que la sueur de ce dernier soit plus poisseuse fait mouche.

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