Tennis: «Je ne vois pas cette demie comme une revanche»

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Tennis«Je ne vois pas cette demie comme une revanche»

Stan Wawrinka est sorti vainqueur d'un combat de gros bras face à Rafael Nadal. Il a rendez-vous ce samedi avec Novak Djokovic pour une place en finale du Masters 1000 de Paris-Bercy.

par
Myrtille Rambion
Paris

La pause café de Stan Wawrinka, à 4-3 pour Nadal dans le premier set.

À Paris, il est souvent question de café(s). Et si jusqu'à présent, celui de Flore était bien plus réputé que celui de Bercy, grâce à Stan Wawrinka, cela pourrait bien changer.

Car cette année, histoire de parfaitement coller à l'esprit du sponsor-titre – une chaîne d'hôtels - de la nouvelle salle qui accueille le tournoi, les joueurs peuvent passer commande d'un café sur le court, façon «room service».

Une nouvelle offre dont Stan Wawrinka a choisi de profiter vendredi soir, à un changement de côté (4-3) dans le premier set de son quart de finale contre Rafael Nadal. Et qui lui a visiblement réussi: alors qu'il s'était fait breaker d'entrée par Nadal, il a amorcé une belle remontée dans les deux jeux suivant sa pause-café.

D'abord en recollant à 5-5 alors que le Majorquin servait pour le gain de la manche, puis en remportant le tie-break en sauvant au passage deux balles de set en faveur de l'Espagnol.

«Club-sandwich et gin tonic»

«L'arbitre m'a dit que je pouvais commander un club-sandwich aussi, a indiqué dans un grand sourire Stan à la sortie du court. On était vendredi soir, j'aurais bien pris un gin tonic, mais je n'en avais pas le droit!» Effet réel ou placebo? Toujours est-il que cet arrêt-boisson lui a d'une manière ou d'une autre remis les idées et le tennis en place.

Stan a dans la foulée pris l'avantage (5-3), avant de voir le nonuple vainqueur de Roland-Garros revenir à sa hauteur puis se détacher dans un autre jeu décisif (5-2) où il s'est procuré trois balles de set. En vain.

Au terme d'un deuxième tie-break sous haute pression le Vaudois n'a, lui, pas tremblé au moment de conclure à sa première balle de match d'un énorme passing de coup droit le long de la ligne.

«Ça a été un match très serré avec des occasions dans les deux sens, a analysé le 4e mondial. On a tous les deux commis deux ou trois fautes quand on était devant au score, par hésitation, mais dans l'ensemble, on s'est poussé. J'ai su trouver des solutions, mixer entre être très patient et aller le chercher, l'agresser, quand je pouvais.»

L'art de la récup'

L'objectif sera le même ce samedi en demi-finale (vers 17h, en direct sur «LeMatin.ch») pour tenter de répéter l'exploit de Roland-Garros: battre Novak Djokovic, l'insubmersible n°1 mondial. «Je ne vois pas ça comme une revanche de «Roland», a prévenu Stan. Pour moi, c'est chaque fois un nouveau match, un nouveau challenge. Novak est «le» joueur de l'année. Il a été quasiment imbattable toute la saison. Et moi, quand je l'ai battu, j'ai fait le match de ma vie, sur une finale de Grand Chelem, sur terre battue. Là, ça va être complètement différent: en indoor, en deux sets, il m'a souvent sèchement battu, ça a toujours été difficile, surtout en fin d'année.»

Avec un autre facteur à prendre en compte: la récupération. En ayant achevé son quart de finale sur le coup de 1h10 du matin, pas sûr cette fois qu'un simple café suffise...

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