Chronique: Je pourrais écrire un livre
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ChroniqueJe pourrais écrire un livre

Retrouvez la chronique du Vaudois Thabo Sefolosha publiée dans «Le Matin Dimanche» du 13 janvier 2019.

par
Thabo Sefolosha
Jean-Guy Python

Cela fait désormais plus de deux ans que je tente de vous emmener dans les coulisses de ma vie pour «Le Matin Dimanche». Lorsque j’ai commencé, les États-Unis étaient en plein tremblement de terre postélection de Donald Trump. Durant la période qui a suivi ce choix du peuple américain, le pays a énormément changé. Peut-être plus que durant la décennie précédente au cours de laquelle j’y ai vécu.

Depuis que je tiens cette chronique, j’ai changé moi aussi. Cet exercice m’a permis de considérer les choses d’un point de vue différent. Je pense être quelqu’un d’engagé et de réfléchi. Mais transmettre ses idées est une autre paire de manches. Je m’en suis rendu compte grâce à cet exercice. Mais une chose est sûre, ces textes m’ont également donné le goût de l’écriture.

Je me rends compte que je pourrais écrire un livre sur tout ce que j’ai déjà vécu depuis que je suis arrivé aux États-Unis. Pas sur ma carrière, comprenons-nous bien. Mais sur la vie ici. Les gens qui y résident et l’évolution de leurs mœurs. De Chicago à Oklahoma City, en passant par Atlanta ou désormais Salt Lake City, j’ai eu la chance d’apprécier les USA dans ce qu’ils ont de plus différent. D’un point de vue culturel, éthique ou politique.

Je me réjouis, en ce sens, d’avoir un peu de recul pour bien comprendre les bouleversements qui sont en train de secouer le pays. Réagir à chaud n’est jamais une bonne idée même si, je le crains, on voit tout de même assez clairement la direction que les choses sont en train de prendre.

Arrivé au terme de mes deux ans de chronique, je suis heureux de passer le témoin à un autre basketteur. Plus on parle de ce sport en Suisse et mieux c’est. Avec Clint Capela, le pays a la chance de pouvoir compter sur un ambassadeur qui fera parler du basket au pays pour de nombreuses années encore. Je suis content qu’il ait accepté de prendre le relais de cette chronique. Même si nous avons la même origine, nous ne nous connaissons finalement pas beaucoup. Une génération nous sépare, que je le veuille ou non. En ce sens, son vécu sera intéressant pour moi également. Je me réjouis de lire ses opinions.

Je vous remercie de m’avoir lu et vous souhaite une belle année.

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