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La chronique de Stan«Je serai prêt pour la Coupe Davis»

Suivez Stanislas Wawrinka au long de ses pérégrinations sur le circuit ATP.

Je reprends l’avion cette nuit.

Je suis frustré, bien sûr, mais beaucoup moins que si j’avais perdu bêtement. Il n’y a rien de plus énervant que de passer à côté d’un match.

Un muscle est touché. Voilà, je ne voulais pas vous le dire avant le match parce que, en général, un joueur ne parle pas de ses blessures. C’est une règle. Je ne connais pas un seul athlète de haut niveau qui n’ait pas un bobo quelque part. Soit tu montes sur le terrain et tu es apte, soit tu es blessé et tu restes sur ton canapé.

En l’occurrence, j’ai essayé. J’ai pris des médics et j’ai soigné les apparences. Vous avez vu comme j’avais l’air serein? Affronter un joueur blessé n’est jamais facile: tu ne sais pas s’il en rajoute, ça te crispe et, quand il gambade après avoir appelé le soigneur, ça t’énerve. Moi, je ne triche pas. Quand je suis blessé, je n’insiste pas non plus en conférence de presse, beaucoup l’interprètent comme une excuse et c’est irrespectueux de l’adversaire.

Tous les joueurs, dans un coin de leur tête, savent qu’une grave blessure peut survenir n’importe quand et les laisser sur le carreau. Nous sommes tous conscients de notre fragilité. Mais il ne faut pas que ça devienne une hantise, alors chacun évite d’y penser. Aucuns soucis de mon côté: je serai prêt pour la Coupe Davis!

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