Football: «Je suis à fond derrière YB!»

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Football«Je suis à fond derrière YB!»

Steve von Bergen, jeune retraité du foot, évoque la finale de Coupe de dimanche et son désir d’y voir les Young Boys battre le FC Bâle.

par
Simon Meier
Steve von Bergen pose au Stade de Suisse en juillet 2018, deux  mois après y avoir perdu une finale de Coupe contre le FC Zurich.

Steve von Bergen pose au Stade de Suisse en juillet 2018, deux mois après y avoir perdu une finale de Coupe contre le FC Zurich.

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Steve von Bergen, cette finale de Coupe de Suisse, qui va se disputer alors que la saison 2020/21 a déjà recommencé, garde-t-elle un sens à vos yeux?

Pour tous les joueurs qui seront sur le terrain, ça reste une finale de Coupe, avec un trophée à aller chercher après avoir déjà passé quatre ou cinq tours. C’est un titre à ajouter à son palmarès et les gars le voudront. Après, c’est sûr qu’il est étrange de voir Young Boys jouer les qualifications de la Ligue des champions le mercredi avec un certain effectif, et la finale de Coupe le dimanche avec un autre. Mais voilà, c’est une saison bizarre qui se termine bizarrement – on se réjouit qu’elle soit derrière nous.

Vous ne serez sans doute pas un téléspectateur neutre, dimanche au coup d’envoi…

Je serai tout sauf neutre en effet, je serai à 100% derrière YB! Même sans public au stade, même sans la possibilité de présenter le trophée aux supporters, cette finale a une très grande signification pour le club: YB n’a plus gagné la Coupe de Suisse depuis 1987, ni fêté de doublé Coupe-championnat depuis 1958. Je suis à fond derrière YB, aussi, parce que cela devrait être le dernier match de Guillaume (ndlr: Hoarau) et Marco (Wölfli) en jaune et noir, même si je ne sais pas s’ils pourront être sur le terrain. Ce sont deux monuments à Berne et, rien que pour ça, j’espère du fond du cœur qu’ils pourront tirer leur révérence sur un dernier trophée.

Cette Coupe, vous auriez pu la soulever en 2003 avec Xamax, à même pas 20 ans…

(Il interrompt) Je n’avais pas pu disputer la finale en raison d’un carton jaune reçu en demie. Sur le moment, cela avait constitué une déception mais, vu le déroulement des événements (ndlr : victoire du FC Bâle 6-0), je n’avais pas eu trop de regrets. Ils étaient tellement au-dessus de nous, je ne pense pas que Xamax aurait gagné 1-0 si j’avais pu être sur le terrain (rires). La finale perdue qui me fait encore mal aujourd’hui, c’est celle de 2018.

YB venait de fêter son premier titre de champion de Suisse depuis 1986 et recevait au Stade de Suisse le FC Zurich…

Oui, nous avions peut-être abordé ce match un peu trop confiants, face à un adversaire qui en voulait beaucoup. Nous venions de fêter le titre et dans ces cas-là, inconsciemment, même si tu te dis que tu vas tout donner parce que c’est une finale, tu te relâches un peu dans la tête. Cette défaite nous avait fait très mal, c’est l’une des plus grosses désillusions de ma carrière. Voir cette Coupe de si près et la laisser passer sous ton nez, ce n’est pas évident du tout sur le plan mental.

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